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Découverte pour lutter contre la neurotoxicité du mercure

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Des chercheurs français menés par William Rostène, directeur de recherche Inserm en collaboration avec des équipes japonaises ont étudié les effets neurotoxiques du mercure et le blocage possible de cette toxicité via des agents protecteurs appelés "chimiokines"
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Une équipe de chercheurs de l'Inserm et du CNRS dirigée par William Rostène (l'Institut de la Vision) et invité d'Info-Sciences, viennent d'identifier des agents protecteurs contre la neurotoxicité du mercure. Ces agents appelés "chimiokines" montrent leur efficacité à protéger le cerveau des souris dont l'alimentation est contaminée par du mercure. Les résultats obtenus démontrent que le mercure peut provoquer une nuroinflammation et que la chimiokine agit comme un système d'alarme neuroprotecteur dans les déficits neuronaux induits par le mercure. Voir dossier de presse CNRS.

 Le mercure est  un élément toxique plus particulièrement néphrotoxique (agissant sur les reins) et neurologique (agissant sur le système nerveux). Les symptômes sont des troubles mentaux plus ou moins graves, une salivation excessive, des douleurs abdominales, des vomissements, de l'urémie (accumulation d'urée liée à une insuffisance de la fonction rénale).

Les troubles peuvent être décuplés en cas d'intoxication grave comme ce fut le cas à Minamata au Japon, il y a un demi-siècle.

Selon l'Agence Science-Presse, les premières victimes du mercure sont les orpailleurs.

 


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