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Les dangers du bisphénol A

L'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de rendre public des recommandations sur le bisphénol A. Le risque est particulièrement élevé pour les bébés exposés in utéro au bisphénol A. Les petites filles ont ainsi un risque accru de développer un cancer du sein à l'âge adulte. Depuis quelques semaines les mises en garde se multiplient contre les perturbations endocriniennes.

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Les études scientifiques s'accumulent et dénoncent l'impact
des perturbateurs endocriniens sur la santé. Jeudi 4 mars, un colloque à l'Assemblée
nationale a pointé du doigt le rôle nocif de ces substances dans le
développement de l'obésité et du diabète. Dans son livre Le livre antitoxique , chez
Fayard, le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste, spécialiste de médecine
environnementale, attaché au CHU de Montpellier, estime que le prix à payer
pour la santé de nos enfants sera élevé.

Les perturbateurs endocriniens sont partout, dans des
milliers de produits de consommation courante. Mais pour le Dr Laurent
Chevalier, "ce n'est pas la dose qui fait le poison, mais le moment de l'exposition. "

La période embryonnaire est une période de vie d'une extrême vulnérabilité. Si on est
exposé par le biais de la grossesse à ces perturbateurs endocriniens il peut y
avoir des conséquences par la suite. Il faut également faire lors de la petite
enfance, entre 0 et 6 ans.

Les perturbateurs endocriniens modifient l'action d'un
certain nombre d'hormones. Soit ils vont limiter l'action des hormones, soit
ils vont entraver leur action.

Les conséquences

On observe différents phénomènes, explique le Dr Laurent
Chevallier. Des malformations, de l'infertilité, des maladies neurologiques,
des cancers et une explosion de l'obésité et du diabète de type 2. Les perturbateurs
peuvent modifier le métabolisme, touchent plusieurs molécules et doivent être
considérés comme des facteurs de risque majeurs de ces maladies.

Selon, le Dr Laurent Chevallier, les pouvoirs publics n'ont
pas suffisamment pris conscience de ce problème sanitaire.

Les précautions à
prendre

Il faut mettre en place une véritable hygiène chimique et
limiter les risques surtout pendant la grossesse et la petite enfance. Il
existe plusieurs axes de prévention mais deux sont majeurs : l'alimentation
et les cosmétiques. Il est préférable de manger bio pendant la grossesse et de
faire attention aux aliments industriels qui contiennent beaucoup d'additifs. Les
produits cosmétiques bios sont également à privilégier et renoncer aux
colorations des cheveux. Une étude a montré que les coiffeuses manipulant
régulièrement les teintures avaient plus d'enfants atteints de malformations.

Pour les enfants, il faut prendre l'habitude de laver
plusieurs fois les textiles leur étant destinés. Les matelas anti-acariens sont
traités avec des pesticides qui sont des perturbateurs endocriniens que les
bébés peuvent respirer.

Les recommandations de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur le bisphénol A

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