"Concilier avec nos études, c’est rock’n’roll" : Emma Rouvet et Hugues de Rosny, surpris par le succès de leur Média positif

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Chaque jour, ces étudiants offrent du sourire et de l’émotion à leurs abonnés sur les réseaux sociaux, grâce aux bonnes nouvelles qu’ils débusquent en provenance du monde entier.

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Emma Rouvet et Hugues de Rosny, étudiants à Science Po Paris et fondateurs du Média positif, invités de franceinfo le 16 mars 2022. (FRANCEINFO)

Une photo de la ville colorée de Bruges et ses canaux, une info sur un boulanger ukrainien qui fournit gratuitement des repas aux victimes de la guerre, une vidéo de sauvetage d’un chat tombé dans une rivière. Chaque jour, le Média positif offre à ses abonnés des bonnes nouvelles. Et ça cartonne ! Les contenus sont postés sur tous les réseaux sociaux, avec 700 000 fans au total, dont 300 000 sur Twitter.

Derrière ce média réjouissant, deux étudiants de Sciences Po Paris, Emma Rouvet et Hugues de Rosny, 21 ans. L’idée leur est venue en septembre 2020, en pleine crise du Covid-19 : "Pendant le confinement, on voyait chaque soir le décompte des morts, des personnes en réanimation. Et on trouvait dommage de ne pas mettre l’accent sur les belles histoires, les élans de solidarité. On s’est alors dit qu’on allait créer un média qui serait l’endroit où l’on trouvera toutes ces bonnes nouvelles", raconte Emma Rouvet. 

"On ne pensait pas du tout que ça allait avoir ce succès, on pensait faire sourire nos frères, sœurs, parents, amis. Et au fur et à mesure, des personnalités nous ont soutenus, comme Antoine Griezmann ou Leïla Bekhti."

Hugues de Rosny, co-fondateur du Média positif

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Cela a eu "un effet boule de neige et notre audience est devenue de plus en plus importante", se réjouit Hugues de Rosny. Tous les matins, les deux étudiants passent deux heures à chercher des éléments positifs dans la presse régionale, nationale et internationale. Ils traquent sur les réseaux des vidéos positives et légères. Sans compter les abonnés qui envoient des propositions. Cela donne environ dix publications par jour.

"Pour l’instant, ça ne nous rapporte rien. Mais on va probablement travailler avec des entreprises pour financer des reportages."

Emma Bouvet, co-fondatrice du Média positif

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Les deux fondateurs du Média positif commencent à créer leurs propres contenus. "Des JT incarnés par Emma sur Instagram, avec trois bonnes nouvelles par semaine. On fait aussi un focus sport, en mettant en lumière le parcours d’un sportif. Celui de Mohammed Ali pour le premier numéro", explique Hugues de Rosny. Un travail de plus en plus chronophage, succès oblige. Mais les fondateurs du Média positif n’en délaissent pas leurs études pour autant : "Concilier les deux, c’est un peu rock’n’roll ! Dès qu’on a du temps libre, c’est pour Le Média positif", conclut celle qui ambitionne de devenir journaliste.

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