2 fois l'infini : beaucoup d'addition pour quelqu'un qui sedisait nul en maths et nul à l'école en général, sauf en français. En revanche,Louis Chedid a été littéralement sauvé par la découverte d'une guitare oubliéedans la cave de ses parents (l'histoire est même dans ce nouveau disque,dans le titre "je hante un peu pour moi" ), et parun moniteur de colonie de vacances, aux sports d'hiver, qui a montréles 3-4 accords de guitare en question au petit Louis qui n'a jamais pris decours de sa vie. Ironie du sort : ses parents avaient imposé le solfège à sasoeur avec une professeur acâriatre. Elle rentrait de chaque cours en pleurant: les parents de Louis Chedid se sont dit qu'ils n'allaient pas "embêterle petit avec ça" .Louis Chedid ne se destinait même pas à devenir chanteurpuisqu'il a d'abord commencé par une carrière de monteur au cinéma. Pourtant, 40ans après la parution de son premier album en 1973 (Balbutiements ), le pèrede M (Matthieu Chedid) a toujours ce profil d'artisan de la chanson. A laflamboyance, il a toujours préféré la discrétion et la durée et revendiqueà la fois le facteur travail (par exemple sur ce dernier disque, c'est lui quise colle derrière quasiment tous les instruments) et un regard de môme ("Ledésir est toujours là" ).A chaque titre, les mots sont choisis, les mélodieschaloupent : Chedid dit lui même qu'un chanteur fait toute sa vie le même morceau,à chaque fois écrit différemment. Cela se vérifie ici, quand on reconnait lamarque Chedid à chaque note : même dans des incursions pop, ses refrainsscotchent mais c'est dans la nudité la plus totale que ses chansons touchentjuste.Louis Chedid, nouvel album, "2 foisl'infini" , qui sort aujourd'hui en même temps que l'intégrale detous ses disques.