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"Le Prince de Hombourg" ouvre enfin le 68e festival d'Avignon

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La cour d'honneur du Palais des Papes d’Avignon a vibré samedi soir. D'abord avec l'intervention de tous les comédiens et techniciens sur scène avant le spectacle, puis avec l’adaptation du "prince de Hombourg", de l'italien Giorgio Barberio Corsetti.
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Radio France
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 (Le prince de Hombourg © Christophe Raynaud de Lage)

Il y avait un double désir de théâtre : celui d'en voir enfin, après une ouverture avortée et celui d'un théâtre de texte, exigeant et poétique. Comme le dit le metteur en scène, on est dans l'ère Olivier Py, nouveau directeur du festival d’Avignon, et les amateurs de lyrisme sont ravis. Ceux qui attendent plus d'audace le sont moins, c'est l'éternel débat avignonnais.

Le prince de Hombourg nous renvoie dans les guerres napoléoniennes. Il est beaucoup question d'armée, d'honneur, mais c'est d'avantage une parabole sur l'apprentissage de la vie. C'est un Prince fougueux, rêveur, sans retenu, qui par amour commet de graves erreurs d'homme sur le champ de bataille. Son père adoptif le traduit en cour martiale. Il doit mourir, expier. Toute la pièce tourne autour de sa rédemption, dans un climat onirique. Les images projetées sur le majestueux mur de la cour d'honneur évoquent les songes de ce prince. Très clairement, Giorigio Barberio Corsetti s'est affranchi du texte de Kleist écrit en 1810.

Le prince de Hombourg , d'Heinrich Von Kleist, mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti, dans la cour d'honneur du Palais des Papes, au festival d'Avignon jusqu'au 13 juillet.

 

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