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"Empty Moves , parts I, II & III": dans le laboratoire d’Angelin Preljocaj

Le ballet d'Angelin Preljocaj, installé à Aix-en-Provence est celui qui tourne le plus en France et à l'étranger. Le chorégraphe présente à Paris au théâtre de la Ville "Empty moves", un travail hors norme qu'il poursuit depuis 10 ans.

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(Empty Moves © Jean-Claude Carbonne)

C'est comme un laboratoire de danse, où Angelin Preljocaj enrichit sans cesse son langage chorégraphique. "Empty moves" mouvements vides, fait référence à "empty words", mots vides, une performance complétement dingue que le musicien John Cage a créé dans les années 70.  La bande son de ce ballet pour quatre danseurs, deux garçons, deux filles, c'est l'enregistrement dans un théâtre de Milan en 1977, où on entend John Cage dire un texte du poète et essayiste John Thoreau qu'il a passé à la moulinette, c'est totalement incompréhensible et les réactions de plus en plus hystériques du public. Angelin Preljocaj crée sur cet objet sonore une chorégraphie qui dissèque son propre travail, c'est une leçon de danse. Les quatre fabuleux danseurs interprètent trois variations de la même chorégraphie, on y voit l'imagination sans limite d'Angelin Preljocaj pour créer du mouvement, essayer des portés, des groupés, des gestes tendres ou brutaux.

Evidemment on est surpris d'admirer cette danse en entendant ce pugilat très italien et très années 70, en fait on est comme invités dans le studio de danse du chorégraphe qui a besoin de nourrir ses œuvres le plus populaires comme "Blanche Neige"  ou  "Roméo et Juliette" de cette recherche fascinante pour le public.

"Empty Moves , parts I, II & III" d'Angelin Preljocaj au théâtre de la ville à Paris jusqu'au 28 février.

(Empty Moves © Jean-Claude Carbonne)