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Une ville américaine distribue des permis de mendier

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Certains pays la pénalisent, d'autres la tolèrent simplement : les politiques diffèrent pour traiter de la question la mendicité. Pour lutter contre ses formes les plus agressive, une ville du New Jersey aux Etats-Unis propose aux sans-abri des permis de mendier.
Article rédigé par
Radio France
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Dans la ville de
Middle Township dans le New Jersey, demander une pièce dans la rue devient tout
aussi réglementé que de pratiquer la chasse, la pêche ou de conduire une
voiture. Pour faire la manche, il faudra une autorisation, comme l'explique cette vidéo (en anglais). Un permis
gratuit et renouvelable.

Seulement la mesure ne s'arrête pas là. Une
longue liste est liée au projet : comme une interdiction de mendier à
moins de 30 mètres d'un distributeur de billets, de mendier aux fenêtres des
véhicules, dans les transports publics. Cette mesure interdit aussi de faire la
manche entre 20 heures et 8 heures.

Ces permis
de vagabonder dans le New Jersey relancent le débat sur la pénalisation de la
mendicité. Légale ou pas ? Certains états européens ont déjà
tranché : la manche ou vagabondage sont clairement interdits.  

Le vagabondage interdit à Budapest

En Hongrie, il existe selon le site d'information MyEurope.info une sorte de vide juridique en matière de mendicité. Dans les
villes touristiques, comme Budapest, la pratique est clairement proscrite voir
même punie d'une peine de prison, tout comme dormir dans la rue, conséquences du
grand plan de lutte contre la pauvreté visible mené par son ministre Président
Victor Orban.

Plus au Sud, en Espagne, la ville de Madrid dressera dés 2014 des procès-verbaux à tous les sans-abris. Les amendes pourront atteindre les
1500 euros si un mendiant nettoie la vitre des automobilistes et le double s'il
sollicite la générosité des passants.

La mendicité légale en France

En France, la mendicité ne constitue plus un délit
depuis 1994. Mais on voit fleurir dans plusieurs municipalités des arrêtés
"anti-mendicité ", "anti-bivouac ", "anti-glanage " comme à Argenteuil, à Boulogne-sur-Mer, à Bordeaux, à Marseille et à Cannes, pour les cas lles plus connus.

Une répression de la pauvreté qui puise ses origines dans
la crise selon Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé Pierre.

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