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Les sages-femmes en colère en France et en Europe

Depuis quelques mois, les sages-femmes sont entrées dans un bras de fer avec le gouvernement. N'ayant pas obtenu gain de cause, c'est-à-dire, un statut de praticien hospitalier à l'instar des médecins, une partie de la profession entend bien continuer à faire grève. Un vent de colère qui souffle aussi dans d'autres pays en Europe.

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Il ne faut pas croire que les sages-femmes en
France sont les seules à manifester en Europe. Elles étaient aussi très
remontées,  ce week-end, en Espagne. En Andalousie, elles ont battu
le pavé pour une reconnaissance complète de leur compétence. Pour le moment,
elles sont cantonnées au simple accouchement de leur patiente. Ce qu'elles
veulent : c'est  pouvoir s'occuper du suivi de grossesse. Tout maitriser de A
à Z si la patiente est en bonne santé.  

Malaise en Allemagne

Gros malaise outre-Rhin, surtout au plan financier. En
plus d'être mal rémunérées, les sages-femmes allemandes doivent s'acquitter
d'assurances obligatoires. Mais le problème c'est que depuis 2010, le montant de
ces assurances a été multiplié par dix. Passant de 450 euros par an à un peu
moins de 5.000 euros. Devant cette barrière financière, de plus en plus de sages
femmes jettent l'éponge.

Le paradoxe en France

En France, les syndicats ont prévenu : ils vont
continuer à faire la grève. Les propositions mises sur la table par la ministre
de la Santé, Marisol Touraine ne les ont pas convaincues. Les sages-femmes
françaises veulent plus d'autonomie, une révision de leur statut. D'ailleurs, il
y a un gros paradoxe pour les sages-femmes en France. Elles font le plus d'études ( bac+5) mais restent les moins bien reconnues d'Europe. C'est du
moins ce que pense, la* Vice-présidente du Conseil de l'ordre des sages-femmes,
Marianne Benoit-Truong*

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