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L'armée bout de ficelle

Des soldats français engagés dans l'Opération Sangaris en Centrafrique racontent leur galère quotidienne.

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Ces témoignages sont
compilés par le blog Ligne de Défense du journaliste de Ouest-France , Philippe
Chapleau. Ces soldats déployés notamment à Bangui racontent un quotidien fait
de débrouille avec des matériels à bout de souffle : des véhicules blindés
qu'il faut emmener chez le mécano tous les 3 jours
, dont il faut frapper le
démarreur à coup de barre de fer pour qu'il daigne fonctionner,  des camions de transport de troupes peu
nombreux et dont il faut renforcer les portières avec des gilets pare-balle ou
des sacs de sable pour éviter que les balles ne les traversent.

"Aucun
réapprovisionnement en munitions depuis trois semaines. On ne peut qu'en rire
"
raconte l'un de ces soldats, dont les témoignages viennent conforter ce que disait
en fin d'année dernière la Cour des Comptes. Elle expliquait que "Les dépenses
d'équipement jouent le rôle de variable d'ajustement au profit de la masse
salariale et des opex
(les opérations extérieures)".

Et alors revient
l'idée, régulièrement mise en avant, d'exclure ces budgets d'investissements
militaires des sommes prises en compte au niveau européen pour juger de la trajectoire
budgétaire des Etats
. Que l'argent ainsi dépensé ne soit plus pris en compte
dans les critères de Maastricht, pour donner plus de marge de manœuvre aux pays
comme la France qui continuent à maintenir et développer des moyens militaires
conséquents. C'est encore ce que propose ce matin Edouard Tétreau dans Les
Echos
. Le chroniqueur qui note que les meilleurs élèves de l'Union Européenne en
terme de finances publiques sont aussi ceux qui investissent le moins pour la
sécurité commune, et inversement.

Image du Jour/Le choix de Polka

La destruction en directe de la Tour13, à Paris

 

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