Kiara, 21 ans : "Ma génération a peur de ne pas réussir dans cette société"

écouter (3min)

Tous les jours, Manon Mella donne la parole aux jeunes de 18-30 ans. Vendredi 21 janvier, rencontre avec Kiara, 21 ans, étudiante en service civique. 

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Kiara, 21 ans, étudiante en service civique. (MANON MELLA / FRANCEINFO)

Kiara, 21 ans, vit à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine. Étudiante, elle effectue un service civique intitulé "cinéma et citoyenneté". Elle est également responsable du pôle audiovisuel d'un média en ligne destiné aux jeunes baptisé "Weshculture".

Kiara s’informe beaucoup, elle est plutôt engagée (elle organise des ciné-débats dans les écoles) mais en 2022 elle ne sait absolument pas pour qui voter. "J'avais eu cette discussion avec des personnes en service civique avec moi. On prenait le RER et on s'est demandé pour qui on allait voter... En fait on ne sait pas".

"On reçoit énormément d'informations mais on n'arrive pas forcément tous à bien les analyser et à se rendre compte quel est le programme politique de chacun."

Kiara, 21 ans

à franceinfo

Pour Kiara, cette difficulté à se faire un avis sur la politique est en partie liée à la quantité d'informations qu'elle reçoit quotidiennement. "On a du mal à se rendre compte quelles sont les vraies idées et les vraies valeurs de chacun et je pense que ça pose énormément de soucis."

Kiara ira voter car elle est attachée à ce droit mais elle n'attend pas grand chose de la politique. "Je vais voter parce que je vais faire mon devoir républicain mais honnêtement je n'attends plus grand chose de ma République. J'ai l'impressoin que mon vote ne va pas compter. Je sais déjà à l'avance que mon vote ne va pas avoir de répercussion."

"Je voudrais m'engager beaucoup plus dans le local. Je sais qu'à ce niveau-là je peux changer les choses."

Kiara, 21 ans

à franceinfo

Kiara croit beaucoup plus dans la politique locale. "Voter aux régionales et aux départementales ça a été mon premier 'move'. C'est local, les choses se font plus directement. J'ai l'impression de voir les choses changer dans mon quartier, dans mon département, dans ma région." L'étudiante de 21 ans ne s'identifie pas à un parti politique. "Je trouve qu'il y a énormément de partis et de représentants et je pense que c'est peut-être trop pour moi."

Pour Kiara, le grand défi c'est de "faire entrer le plus vite possible notre génération dans l'action parce que notre génération a vraiment peur de mourir. Je me rends compte à quel point ma génération a peur de ne pas réussir dans cette société."

Face à ce constat, l'étudiante estime que "tout ce qu'on peut faire pour le moment c'est de voter et de finir nos études pour reprendre tout ça aux mains des gens qui sont nos parents ou nos grands-parents. On a des défis surtout écologiques qui sont hyper urgents. Il faut s'y mettre."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.