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LA CGT prône le droit à la déconnexion

Pour le syndicat, rester connecté en dehors de son lieu de travail est comparable à du "travail au noir". Mais aussi, les photos volées de célébrités dans une galerie d'art et une vidéo qui dénonce le harcèlement de rue en Egypte.

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(Un écran de téléphone portable © Maxppp)

L'UGICT, la section ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT, lance une campagne pour le droit à la déconnexion. Alors que les nouvelles technologies gomment peu à peu la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle, le syndicat estime que plus de 75% des cadres les utilisent en dehors de leur lieu de travail. Sophie Binet, secrétaire adjointe de l'UGICT, estime que "c'est du travail au noir massif, dissimulé" .

Derrière ce droit à la déconnexion, des demandes syndicales classiques comme une réduction du temps du travail et une rémunération ou une récupération des heures effectuées loin du bureau. L'UGICT prend pour modèle l'Allemagne où plusieurs initiatives ont été mises en place. Depuis 2011, des cadres de Volkswagen ne reçoivent plus d'e-mails sur leurs BlackBerry dès 18h15 jusqu'au lendemain 7h. Les serveurs sont mis en veille.

Les photos de célébrités volées exposées dans une galerie d'art

Une galerie d'art contemporain de Floride, la Cory Allen Contemporary Art, intègrera les photos volées et diffusées en ligne de célébrités américaines dans la prochaine exposition d'un artiste, XVALA, paradoxalement connu pour ses critiques acerbes de la vie privée à l'ère des réseaux sociaux.

Après avoir collé des stickers "Fear Google" (Ayez peur de Google) dans les rues de la Silicon Valley, cela fait 7 années qu'il collecte des photos intimes de célébrités dévoilées à la vue de tous en ligne comme celles des actrices Jennifer Lawrence ou Scarlett Johansson et la chanteuse Britney Spears.

Une caméra cachée dénonce le harcèlement de rue en Egypte

Des sifflements, des lunettes de soleil qui se relèvent, des hommes qui la regardent de manière insistante : une jeune journaliste égyptienne a filmé en caméra cachée la réaction des garçons dans une rue bondée quand elle marche. Anticipant les critiques, elle précise qu'elle n'était pas vêtue de manière provocante mais d'une longue jupe et d'un cardigan.

Cette vidéo, subtilement intitulée "Les types louches sur le pont", dénonce le harcèlement de rue en Egypte. Plus de 8 egyptiennes sur 10 se sont dites victimes de propos obscènes ou de gestes déplacés de la part d’hommes dans la rue.

(Un écran de téléphone portable © Maxppp)