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Une semaine de guerre au Proche-Orient

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Après une semaine de bombardements entre Israël et la bande de Gaza, un fragile cessez-le-feu a été accepté par les deux parties. Bilan de cette opération appelée "Pilier de défense" par Israël : plus d'une centaine de morts côté palestinien, moins d'une dizaine côté israélien. Les juniors s'interrogent : pourquoi cette guerre ? Quelles conséquences pour les enfants ? Pour leur répondre, l'envoyé spécial de France Info sur place, Grégory Philipps.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Quand la nouvelle
du cessez-le-feu
s'est confirmée, les Gazaouis sont sortis dans les rues pour
laisser éclater leur liesse. Au milieu des tirs de joie et des feux d'artifice,
des milliers de personnes ont convergé vers le centre-ville de Gaza pour
défiler avec des drapeaux verts du Hamas, mais aussi palestiniens et égyptiens.

Car après huit
jours de conflit
, 155 morts côté palestinien et cinq côté israélien,
l'Egypte a joué un rôle crucial dans la signature de ce cessez-le feu entre Israël et le Hamas. Selon
les termes de l'accord des discussions doivent maintenant s'ouvrir sur des
mesures facilitant l'ouverture des points de passage vers la bande de Gaza. 

Le plus dur reste à
venir : faire durer la trêve

Depuis sa
signature, le cessez-le feu a été respecté. Mais ce n'était pas gagné, surtout
après l'attaque d'un bus à Tel Aviv mercredi. Le ministre israélien de la Défense
Ehud Barak a d'ailleurs prévenu : "Il peut durer neuf jours, neuf semaines
ou plus, mais s'il ne tient pas nous saurons quoi faire, il y a la possibilité
de reprendre nos activités militaires"
. Israël ne relâche donc pas sa
pression. Quant à l'armée, elle a annoncé dans la foulée l'arrestation de 55
militants palestiniens de Cisjordanie pour activités terroristes. 

Selon la
correspondante de France Info à Gaza, , "pour beaucoup de
Gazaouis le Hamas sort renforcé de ce conflit"
. En effet, "le parti
islamiste n'a perdu que très peu de ses militants dans les combats et surtout il
a montré qu'il avait les moyens de toucher Jérusalem et Tel Aviv avec des
roquettes"
, explique la journaliste. De son côté l'armée israélienne dit
avoir touché durement les infrastructures du Hamas et parle de plus de 1.500
sites touchés pendant l'offensive. 

Pour répondre aux
questions des jeunes lecteurs du journal Mon Quotidien, , envoyé
spécial permanent de France Info au Proche-Orient. Au micro cette
semaine : Justine,
Mélodie et Ajay, 10 ans.

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