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Le vin, tradition de famille en Australie

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Fils de l'ancien régisseur de Lafite Rotschild dans le Médoc, Dominique Portet marche dans les pas de son père et de huit générations avant lui. Le Français a créé avec succès à l'est de Melbourne son propre domaine viticole. Et compte sur ses trois fils pour lui succéder. 
Article rédigé par
Radio France
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L'histoire
dure depuis bientôt deux siècles, mais Dominique Portet est le premier à mettre
son nom sur l'étiquette d'une bouteille.

"En France, on met le patronyme
de son château. En Australie, c'est comme dans tous les pays nouveaux, on fait
ce qu'on veut. Comme j'étais déjà connu ici, on a perdu moins de temps."

Envoyé en Australie en 1976 par une société pour y créer une importante cave,
le Français a démarré en 2000 son propre domaine dans la Yarra Valley, à l'est
de Melbourne.

Du Médoc à l'Australie

"Côté climat, ça ressemble beaucoup à Agen. Au
point de vue esthétique, c'est comme le début des Pyrénées avec des
montagnettes. Quant au terroir, en revanche, ici c'est de l'argile, alors
qu'en Gironde, c'est du sable et du gravier
", explique-t-il. 

Le Français n'est donc pas
vraiment dépaysé, lui qui a passé toute son enfance à Pauillac, avant le
secondaire à Bordeaux. Pendant 20 ans, à partir de 1955, son père, André, a été
le régisseur de Lafite Rotschild. Même à 20 heures d'avion de la France,
ses vins portent encore l'empreinte de ses premières années dans le Médoc.

Dans

les grandes maisons de Cognac

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A
65 ans, Dominique Portet à la tête d'un petit vignoble de 4
hectares mais vend 200.000 bouteilles par an. "On ne produit
que 10% de notre raisin, on achète le reste. Ca revient moins cher",

explique-t-il. "Ce qui se vend bien, c'est le rosé à la française, assez sec. La
"cuvée Fontaine", une alliance entre Shiraz et deux cépages
traditionnels de Bordeaux, Cabernet Sauvignon et Merlot marche bien
aussi.
"

Un bureau ouvert à Dubaï

Le Français écoule 40% de sa production sur place, le tiers en
Australie et 25% à l'export, au Moyen-Orient et en Asie. Il a d'ailleurs ouvert
récemment un bureau à Dubaï. "Ce sont des marchés qui grandissent rapidement
et où on ne se tracasse pas pour les tarifs, pourvu que le vin
ait bonne réputation. Alors qu'en Europe, c'est plus difficile de vendre un vin
australien à un bon prix.
"

Dominique Portet perpétue donc une tradition
née dans la famille en 1720, dans les grandes maisons de Cognac, en Charente.
Le couple s'est lancé aussi dans l'œnotourisme. Son épouse dirige sur le
domaine une petite boutique où les 40.0000 visiteurs de passage chaque année
peuvent acheter du vin mais aussi des articles français, arts de la table ou
cosmétiques.

L'affaire, avec un restaurant ouvert pour le déjeuner, fait vivre
10 personnes. "Si mes enfants (trois fils, tous dans le milieu du vin)
continuent, ce sera la dixième génération !
", dit-il fièrement.

Lui
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Son domaine en Australie

Retrouvez ce portrait dans le magazine régional d'informations Objectif Aquitaine

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