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Démissionner pour suivre son conjoint à l'étranger

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Lorsqu'un salarié est muté à l'étranger, son conjoint est bien souvent contraint d'abandonner son poste pour le suivre. Quels sont ses droits ? Y-a-t-il des alternatives à la démission ?
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Radio France
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Entretien avec Christina Gierse, rédactrice-en-chef de Vivre à l'Etranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama.

Quitter un poste pour suivre son conjoint à l'étranger donne-t-il des droits ?

  • Si votre conjoint, que vous soyez mariés ou pacsés, part exercer un nouvel emploi, salarié ou non, à l'étranger, votre démission est considérée comme "démission légitime". Cela veut dire que vous pouvez bénéficier d'allocations chômage lors du retour en France. Ce droit à vos allocations est préservé durant 4 ans.

Quelles sont les alternatives à la démission ?

  • Il y en a trois. La première est le congé sans solde. Si vous partez pour une durée comprise entre 1 à 5 ans, vous pouvez négocier un congé sans solde avec votre employeur... à condition qu'il l'accepte ! La seconde est le congé sabbatique, ouvert à tout salarié ayant 6 ans d'ancienneté professionnelle, dont 36 mois dans l'entreprise qui l'emploie. La troisième est le congé parental, mais encore faut-il que l'arrivée de l'enfant coïncide avec le départ à l'étranger.

Et si c'était le cas ?

  • Alors vous pouvez profiter du congé parental, qui est accordé pour une durée initiale d'un an et prolongeable deux fois. Une alternative intéressante si vous partez pour moins de trois ans, et comptez reprendre votre activité en France à votre retour. A défaut, si vous démissionnez au terme de ce congé parental, vous ne pourrez bénéficier de la " démission légitime ", à moins que la mutation du conjoint n'ait eu lieu alors que le congé parental d'éducation était déjà en cours.

Quitter son emploi ou démissionner, oui... mais après ? -  Celui qui abandonne son poste en France doit entièrement repenser son projet professionnel, en tenant compte de  la législation du pays d'accueil, du marché de l'emploi local... Même si la législation les y autorise, on estime à seulement 20 % le nombre de conjoints qui retrouvent un poste à l'étranger. Mais cela ne veut pas dire que les 80 % restants ne font rien de leur journée ! Un changement de pays peut être l'occasion de débuter une nouvelle activité, pas forcément salariée d'ailleurs, de s'engager dans le bénévolat ou de reprendre des études.

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