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Covid-19 : à l’heure du Nouvel An chinois

Le Nouvel An chinois, c’est ce dimanche ! Après trois années de restrictions parmi les plus draconiennes au monde, la Chine a brutalement levé début décembre l'essentiel de ses mesures sanitaires contre le Covid-19, comme en témoigne ce Français de Canton.
Article rédigé par Emmanuel Langlois
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
21 janvier 2023. Des passagers font la queue à la gare de Pékin pour la grande migration du Nouvel An chinois. (NOEL CELIS / AFP)

Changement d'époque. À l'aéroport de Pékin, finies les quarantaines forcées, et les hommes en combinaison pour escorter les passagers venus de l'étranger. Ceux qui viennent d’atterrir sont désormais libres de circuler.

Un soulagement pour de nombreuses familles, séparées par cette barrière sanitaire depuis près de trois ans. L’annonce de l’abandon de cette politique "zéro Covid", en Chine, a surpris tout le monde. Le chiffre de 60 000 décès, en un mois, a été avancé par les autorités chinoises. Plausible estime Xavier Bruhmuller, directeur d’une usine à Canton :

"Ça a touché principalement les personnes âgées et il y a très peu de cas graves, moi je n’en ai pas connaissance sur la population jusqu’à 60-70 ans. On n’a pas de scénario catastrophe. Je m’attends à un redressement rapide de la situation après le Nouvel An chinois."

L'Organisation mondiale de la santé a critiqué cette nouvelle définition chinoise d'un mort du Covid, la jugeant "trop étroite". Pékin avait fustigé ces critiques, et appelé l'OMS à adopter une position "impartiale" sur le Covid. Des hôpitaux se retrouvent submergés de patients âgés et Xavier Bruhmuller confirme que les contaminations de cette deuxième épidémie, après celle de Wuhan en 2019, sont bien plus nombreuses :

"C’est vraiment la première qui touche la totalité du pays, suite à l’arrêt de la politique 'zéro Covid' mi-décembre. La première vague est passée dans toutes les grandes villes de Chine. Tout le monde parle de taux de contamination d’environ 80-90 %."

Xavier Bruhmuller : "Les gens vont se déplacer énormément. Il y a beaucoup de gens qui rentrent chez eux. Il y en a qui se sont privés de rentrer pendant deux-trois ans."  (Photo Dextra Group)

Plus grande migration mondiale

Cette vague tombe en même temps que le Nouvel An chinois ce dimanche, la plus grande migration annuelle au monde lors de laquelle des centaines de millions de Chinois se déplacent à travers le pays, mais aussi dans le monde, témoigne le Français :

"Les gens vont se déplacer énormément. Il y a beaucoup de gens qui rentrent chez eux. Il y en a qui se sont privés de rentrer pendant deux-trois ans parce que avant, avec le 'zéro Covid', à chaque moindre cas, il fallait faire une quarantaine, vos enfants ne pouvaient pas reprendre l’école immédiatement."

La vague qui frappe actuellement les grandes villes pourrait donc bientôt toucher les zones rurales de la Chine, où les services de santé sont moins fournis. De nombreux pays s’inquiètent par ailleurs de possibles nouveaux variants. Mais pour l’heure, aucune nouvelle souche du Covid-19 n’a été détectée en Chine.

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