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Expliquez-nous ... la Nouvelle-Calédonie

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Alors que François Hollande est en visite en Nouvelle-Calédonie, France Info vous rappelle ce qu’est ce territoire français.
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Radio France
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La Nouvelle-Calédonie est un archipel français qui se trouve à 1.500 kilomètres à l’est de l’Australie. Sa superficie est de 18.500 km2, soit une fois-et-demie plus étendu que l’Ile-de-France. L’île principale du territoire s’appelle Grande Terre où se trouve la capitale Nouméa. Et puis, il y a d’autres îles, dont les Iles Loyauté plus à l’est. Le décalage horaire avec la métropole est de 10 heures.

Kanaks, caldoches et métis

Il y a 270.00 habitants en Nouvelle-Calédonie. Pour faire simple, on y trouve trois communautés principales. Par ordre d’importance, les mélanésiens appelés aussi kanaks, qui étaient sur l’île avant l’arrivée des Français. Ensuite la population d’origine européenne, les caldoches et enfin les métis.

Crise des années 80 et drame d’Ouvéa

Des tensions ont dégénéré en violences entre mélanésiens et européens entre 1984 et 1988. D’un côté, les indépendantistes mélanésiens du mouvement FLNKS menés par Jean-Marie Tjibaou. De l’autre, des loyalistes caldoches qui veulent rester français rassemblés dans le RPCR, menés par Jacques Lafleur, une des grosses fortunes de l’archipel, propriétaire de mines de Nickel. Il faut savoir que la Nouvelle-Calédonie recèle un quart des réserves mondiales de Nickel et que les mines appartenaient à des familles caldoches.

 

En 1988, survient le drame de la grotte d’Ouvéa. Des indépendantistes prennent des gendarmes en otages. Quatre gendarmes sont tués au début de la prise d’otages. Des commandos de l’armée libèrent les otages qui avaient été amenés dans une grotte sur l'île d’Ouvéa. Et là, 19 indépendantistes et deux militaires trouvent la mort.

Accords de Matignon et autonomie

Ce dénouement sanglant très critiqué se déroule à quelques heures du second tour de l’élection présidentielle de 1988. François Mitterrand est alors réélu face à Jacques Chirac, et Michel Rocard, tout nouveau Premier ministre, éteint le feu très rapidement avec les accords de Matignon entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur. Les accords prévoient un rééquilibrage en faveur des mélanésiens sur le plan institutionnel, économique, social et culturel. Un référendum est organisé.

Aujourd’hui, la Nouvelle Calédonie n’est pas indépendante. Le référendum d’autodétermination qui était prévu pour 1998 n’a pas eu lieu. Il a été reporté et doit se tenir d’ici 2018. En attendant, la Nouvelle Calédonie a gagné une autonomie institutionnelle réelle. Le territoire est aujourd’hui pacifié, même si des inégalités sociales subsistent.

 (©Idé)
 

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