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Expliquez-nous... l'Alberta

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Depuis trois jours la ville de Fort Mc Murray dans la province de l'Alberta au Canada est encerclée par un gigantesque incendie. Un pont aérien a été mis en place pour évacuer les quelque 100.000 habitants de l'agglomération.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

L’alberta est une province de l’ouest canadien. Avec sa voisine du Saskatchewan, elle fait partie de l’empire infini des prairies et doit son nom à la fille de la reine Victoria : Louise-Carolina alberta.

Plus grande que la France, l’Alberta ne compte qu’un peu plus de quatre millions d’habitants dont plus de la moitié se concentre dans les villes de Calgary et d’Edmonton capitale politique et administrative. Terre d’immigration notamment ukrainienne, l’Alberta est la province la plus riche du Canada. Son PIB par habitant est le plus élevé d’Amérique du nord.

Une richesse qui repose aujourd’hui sur l’exploitation des sables bitumineux

De l’élevage et de la production céréaliere au siecle dernier, l’Alberta s’est hissé au premier rang de la production pétrolère canadienne. Le sous sol du pays renferme les troisièmes réserves d’or noire du monde derrière le Vénezuela et l’Arabie-saoudite et l’alberta en possède l’essentiel. 133.000 personnes travaillent pour les sociétés pétrolières de la province. Les exploitations de sables bitumineux s’étendent sur 142.000 kilometres carrés. Le plus grand gisement se trouve d’ailleurs aux environs de fort Mac Murray.

Une production réputée "sale" qui est un vrai risque pour l’environnement

Les sables bitumineux sont un mélange d’argile d’eau et de bitume brut. Le pétrole très couteux à extraire pollue énormément. Selon plusieurs ONG citant des sources gouvernementales, la production pétrolière de l’alberta serait l’origine principale de l’augmentation  de 18% des gazs à effet de serre constatée depuis 1990. En décembre 2014 il s’en est fallu de quelques voix au parlement européen pour interdire l’importation de ce pétrole, initiative contrée par les lobbyistes Canadiens. Cette même année 2014, l’Europe a importé 4000 barils/jour d’or noir canadien.

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