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En un mot. La Fête de L'Huma (presque) expliquée aux enfants

En un mot, c’est le mot de l’actu du jour. Celui qui n’échappe a personne. En tout cas, pas à Nathalie Bourrus.

(THOMAS SAMSON / AFP)

Le mot du jour est fête. Comme Fête de L'Humanité, à La Courneuve (Seinte-Saint-Denis). Ça démarre vendredi 15 septembre, jusqu'à dimanche. Et ça commence à dater cette histoire. La première Fête de L’Humanité a eu lieu en 1930 à Bezons, dans l’Oise, au parc Sacco-et-Vanzzeti. Elle a été créée par Marcel Cachin, directeur du journal L'Humanité de l’époque. Le but : une fête populaire, prolétarienne, militante.

ujourd’hui, même franceinfo (pas franchement issue du prolétariat) est partenaire de la Fête de L’Huma ! En gros, c’est the place to be... si tu aimes patauger dans la boue, car il pleut souvent durant ce deuxième week end de septembre, fonce à La Courneuve.

— Et pourquoi Mélenchon, il n'est pas là ?

Ça, ce sont les enfants de l’atelier franceinfo, qui se tient jusqu’à dimanche à la Fête de L’Humanité. Enfin, mes enfants imaginaires. En voici une simulation :

— Parce qu’il ne s’entend plus très bien avec les communistes.

— Et il est gentil ?

— Ça dépend… par exemple, il est méchant avec Benoît Hamon, et avec le Parti socialiste (il a dit que le PS était le seul zoo ou les animaux se gardent seuls).

— C’est qui Benoît Hamon ?

— Rooo, quand même ! Il a voulu être président de la République, c’est un socialiste.

— Mais, c’est un socialiste qui a gagné, c’est Emmanuel Macron !

— (Pfff... je ne vais pas m’en sortir moi) Oui, oui, il est, enfin, il était… enfin… socialiste… je ne sais pas trop.

— Tu ne sais pas ? Mais t’es nul ! T’es journaliste, pourtant !

— (Ils commencent à m’agacer les marmots du simul de l’atelier de franceinfo !) Bon, on reprend : ça vous plait, la Fête de L’Huma ? Il y a plein de stands, tu te ballades du Pérou jusqu’en Afrique du Sud...

— Ah oui, mais nous, on n’aime pas les pulls qui grattent.

— Rooo, vous n'êtes pas sympas ! Y’a aussi des tas d’activités pour vous.

— Lesquelles ?

— Alors… tu vas près de la halle Nina-Simone et là, on va te proposer des activités militantes.

— C'est quoi militant ?

— C’est quand on croit en des choses, et qu’on les défend quoi qu’il arrive. Par exemple, il y a des militants qui, même si on les envoie en prison, ils continuent à défendre leurs idées.

— C’est beurk, alors…

— Ok, donc… dans ces ateliers, vous pourrez par exemple faire une fresque géante sur la paix, ou jouer au jeu de l’oie, sur la paix.

— Bof…quoi d’autre ?

— Le mille bornes de la paix. Le double sur les droits de l’enfant.

—  Et donc on aura le droit de faire de la tablette? Moi, j’ai emmené la tablette de mes parents.

— Ah non !  Pas ça ! …ah ! Il y a aussi de la boxe...

— Ouaiiiiiiiiis !

— ... De la boxe éducative car, nous dit le dossier, il ne s’agit pas de calquer un sport de l’adulte simplifié, pouvant s’adapter aux capacités de l’enfant. Cela passe par la proposition de situations variées… Ah, ben zut, ils sont tous partis."

En un mot ? La Fête de l’Huma, c’est rigolo, si on ne pose pas trop de questions.    

(THOMAS SAMSON / AFP)