En un mot, France info

En un mot. A Colombey-les-Deux-Eglises, la droite défile, dos au mur

Le mot de l'actu du jour est Colombey-les-Deux-Eglises. Cela n'aura échappé à personne. En tout cas, pas à Nathalie Bourrus.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
avatar
Nathalie BourrusRadio France

Mis à jour le
publié le

La tombe du général De Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre 2017. A l\'arrière plan, Laurent Wauquiez à la présidence LR.
La tombe du général De Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre 2017. A l'arrière plan, Laurent Wauquiez à la présidence LR. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Une ruée à Colombey-les-Deux-Eglises. C'était jeudi 9 novembre, sur la tombe de Charles de Gaulle. Le général est mort il y a 47 ans. Et le mot du jour est Colombey. Qui vient du latin columbarium, qui signifie colombier.

Et dans un colombier, il y a des… colombes. Des blanches colombes aussi. De jolies blanches colombes. Et là, il y en avait, plein partout. Un colombier, plein à craquer, pour ce 47e anniversaire de la mort de Charles de Gaulle. Il fallait voir la photo de la matinée !

Neuf heures du mat, j’ai des frissons, je claque les dents, et je vois qui ? Laurent Wauquiez, son adversaire Maël de Calan, et Anne Hidalgo. Debout, dans ce petit froid matinal, le regard droit devant (je n’ai pas dit : à droite, toute). Les autorités amènent des fleurs. Il y a un moment de silence. Et derrière eux, une bâtisse. Les trois sont donc, clairement le dos au mur. Laurent Wauquiez, l’homme prêt à tout, déclare : "Le général De Gaulle a eu le courage de dire, et le courage de faire". Jolie récup de colombes, dos au mur.

Et au milieu, Anne Hidalgo

Ah oui, Bernard Accoyer était de la partie aussi, bien évidemment, en tant que vieux gaulliste. Mais il est passé rapidement, sur les coups de 9 heures, et il n’a pas voulu se mettre dos au mur, face aux fleurs.

Anne Hidalgo, en tant que socialiste, a du se justifier : elle était là parce que la ville de Paris est l’une des cinq villes nommées Compagnon de la Libération. Elle est repartie, et, zut ! la maire de la capitale a loupé une autre colombe : Nicolas Dupont-Aignan. Oh, ce n’est pas de bol.

Et puis elle a dû bien regretter de ne pas croiser Florian Philippot. Le démissionnaire du FN a dit : "Je me suis toujours senti gaulliste, car c’est se battre pour la France (…), la beauté de la France (…)".

Edouard Philippe a fait complètement différemment, en bon macroniste qu’il est devenu. Le Premier ministre s’est rendu à Colombey-les-Deux-Églises, mais la veille, mercredi.

En un mot : en fait, ces hommes de droite toute, à la mine de colombes légèrement défraîchies, se battent sur la tombe d’un général aux faits d’armes indéniables… c’était une histoire de morts vivants.  

La tombe du général De Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre 2017. A l\'arrière plan, Laurent Wauquiez à la présidence LR.
La tombe du général De Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre 2017. A l'arrière plan, Laurent Wauquiez à la présidence LR. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)