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Les Jeux d'hiver, tout un programme !

Chaque semaine, Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, vous invite à découvrir un sport olympique ou paralympique.

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Le Japonais Yuri Okubo, en compétition de Big Air Snowboarding.
Le Japonais Yuri Okubo, en compétition de Big Air Snowboarding. (GETTY IMAGES)

Au programme de cette édition 2018, plus de mixité, plus d’épreuves féminines et plus d’épreuves acrobatiques

Depuis leur création en 1924, à Chamonix, les Jeux d’hiver évoluent à chaque édition. Pour cette édition 2018 à PyeongChang, six nouvelles épreuves sont programmées : du ski alpin par équipe, du Big Air femmes et hommes ; c’est du snowboard où l’athlète s’élance sur un grand tremplin pour réaliser des figures dans les airs. Et enfin, s’ajoute aussi au programme olympique du patinage de vitesse en départ groupé pour les femmes et les hommes. Le spectacle sera assuré par vingt patineurs qui s’élancent en même temps sur un anneau de vitesse. Pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques d’hiver, plus de 100 épreuves donneront lieu à une remise de médailles.

Souvenirs d’anciennes disciplines

Aux Jeux de Chamonix en 1924, Martin Fourcade aurait sûrement eu sa chance lors de l’épreuve de patrouille militaire. Cet ancêtre du biathlon, pratiqué principalement dans les pays militarisés, combine ski de fond et tir. Une patrouille est composée : d’un officier, d’un sous-officier et de deux soldats. Chacun a une carabine, sauf l’officier qui a un pistolet et les soldats portent un sac à dos de 24 kg pour simuler la rigueur militaire.

Mais il y a aussi eu d’autres sports de démonstration qui ne sont aujourd’hui plus au programme olympique. Aux Jeux de Saint Moritz en 1928, il y avait du ski joëring. C’est une course de ski où les athlètes sont tractés par des chiens ou des chevaux. A Saint Moritz encore, mais cette fois en 1948, le pentathlon d’hiver était au programme. Les athlètes pratiquaient du ski de fond, du tir, une descente à ski, de l’escrime et de l’équitation.

A Oslo en 1952, l’Olympisme a pu découvrir le bandy, sorte de hockey sur glace avec une balle qui se pratique sur un terrain de football gelé avec des équipes de 11 joueurs. Ce sport reste très célèbre en Russie et dans les pays nordiques.

On peut également citer l’eisstock, variante du curling en Allemagne, sport de démonstration en 1936 et 1964, ou le ski ballet, aussi appelé acroski. En démonstration en 1988 et 1992, ce sport consiste à réaliser, sur des skis et en musique, des sauts, des vrilles et des éléments de gymnastiques grâce à ses bâtons sur une piste plate légèrement inclinée.

Enfin, toujours en sport de démonstration, en 1992 à Albertville, le ski de vitesse, aussi appelé le kilomètre lancé, connaîtra un grand succès. L’objectif reste simple : descendre une piste le plus vite possible. Malgré sa popularité, la discipline ne deviendra pas un sport officiel dans le programme olympique.

Elargir l’attrait des Jeux d’hiver

L’évolution constante du programme olympique s’explique de plusieurs manières. Premier élément : le CIO, sur les dernières éditions olympiques, que ce soit aux Jeux d’été ou d’hiver, laisse plus de latitude à la ville organisatrice sur le choix des épreuves.

Aussi, ces évolutions permettent de plaire à un maximum de nations. Derrière les puissances européennes, comme l’Allemagne ou la Norvège, ultra dominatrice dans les sports traditionnels, l’arrivée de nouvelles disciplines olympiques ouvre la porte à de nombreux pays comme la Corée du Sud, le Japon ou l’Australie. En toute logique, cela apporte plus de parité dans le classement des médailles.

Enfin, démocratiser de nouvelles disciplines permet au CIO de susciter un intérêt du public plus large, de générer des audiences médias plus élevées et d’attirer de nouveaux sponsors.  

Le Japonais Yuri Okubo, en compétition de Big Air Snowboarding.
Le Japonais Yuri Okubo, en compétition de Big Air Snowboarding. (GETTY IMAGES)