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En route vers Paris 2024. Le gardien de handball

Cécilia Berder, membre de l'équipe de France d'escrime, revisite l'actualité olympique en vue des Jeux de Paris en 2024.

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Thierry Omeyer le gardin du PSG contre le HBC Nantes, le 26 mai 2018 à Cologne en Allemagne, lors du Final Tour en demi-finale de la ligue des champions. 
Thierry Omeyer le gardin du PSG contre le HBC Nantes, le 26 mai 2018 à Cologne en Allemagne, lors du Final Tour en demi-finale de la ligue des champions.  (JOHNNY FIDELIN / ICON SPORT / GETTY IMAGES)

Cette semaine avec Cécilia Berder, on parle handball car du 29 novembre au 18 décembre, la France accueille les championnats d'Europe féminin et pour réussir cet Euro la France devra se reposer sur un maillon indispensable : le gardien

L’Euro de handball à suivre en France du 29 novembre au 16 décembre

Le gardien de handball représente un maillon indispensable pour briller lors d'un championnat. La France peut compter depuis de nombreuses années sur d’excellents gardiens. Il est impossible de parler de ce poste sans évoquer le géant Thierry Omeyer et ses 358 sélections, 2 médailles d’or olympiques, 5 couronnes mondiales et 3 titres continentaux.

La liste des gardiens de renom tricolores est encore très longue. On peut citer le montpelliérain Vincent Gérard, grand successeur de "Titi". Chez les femmes, nos championnes du monde 2017 ou vice-championne olympique à Rio, Cléopâtre Darleux, Amandine Leynaux ou Laura Glauser éclaboussent de leurs talents le handball mondial.

"Un petit grain en moins"

Avant elles, la référence tricolore était Valérie Nicolas, championne du monde en 2003, aujourd’hui consultante et entraîneur de l’équipe de France de beach handball. A l’entendre parler de ce poste, la passion se ressent. Elle évoque immédiatement une qualité indispensable: le courage.

Cet atout peut parfois se confondre avec de la folie. La majorité des athlètes à ce poste n’hésite pas à sacrifier leur nez pour arrêter un tir. "Certains disent qu’on a un petit grain en moins… Mais c'est aussi du courage d'être capable de mettre à tout moment son corps ou sa tête en opposition face à une balle." 

Elle rappelle également l’importance du sens tactique à ce poste. "Le gardien doit savoir lire chaque trajectoire de balle. Physiquement, on doit être souple, agile. Notre pied peut se lever parfois à 2 mètres de haut pour arrêter un tir. Ajoutez à cela une bonne dose de coordination pour pouvoir passer d'un pied à l'autre, baisser un bras ou lever la jambe au moment opportun".

Au cœur du jeu

Dans les cours d’école, le poste de gardien est parfois choisi à contre cœur. Il a pourtant un rôle primordial, au cœur du système de jeu. En tant que dernier rempart, le gardien ou la gardienne organise la défense, c’est le seul joueur à avoir une vision d'ensemble.

Comble de toutes ses missions, il ou elle doit parler à des coéquipiers qui lui tournent le dos. Pour Valérie Nicolas, cela ne pose aucun problème : "il faut savoir élever la voix. Sur le terrain, on ne va pas faire de longs discours, ni prendre des pincettes. On communique par de simples mots comme "pivot, à droite, à gauche". Les relations et les réglages se travaillent à l’entrainement pour que le jour du match, chaque détail se transforme en automatisme".

Une grande part d'instinct

Avec l'évolution du règlement, le quotidien des gardiens a évolué au fil des années. Il ou elle peut par exemple devenir joueur de champ ou être remplacé par un joueur de champ. " Ces évolutions tendent vers plus de spectacle." explique Valérie Nicolas. "On court davantage mais on peut aussi marquer davantage en tentant des tirs de 40 mètres avant le repli du gardien adverse."

Les améliorations technologiques permettent désormais aux gardiens de connaître les statistiques de chaque joueur et leurs zones de tirs préférentiels. Un gardien peut savoir où et comment les attaquants adorent tirer, leurs feintes, leurs positions, leurs timing.

"Il y a une énorme part de travail en amont" précise la championne du monde. "Mais lors du match, l'instinct est indispensable. Si c’est le début ou la fin du match, si il y a des bras des défenseurs pour nous aider ou non, si on mène de 10 points ou si le score est serré... le gardien doit ressentir tout cela très vite. En fonction de chacun de ces éléments, le tireur n’aura pas la même attitude. Quand le sort du match se joue, l’attaquant peut-être sous pression, moins relâché et reviendra souvent sur ses tirs préférentiels."  

Retrouvez toutes les informations sur la compétition, où spectacle et pression seront de la partie. Les matchs auront lieu à Brest, Nantes, Montbéliard, Nancy et Paris. France Info est partenaire de cet événement.

Thierry Omeyer le gardin du PSG contre le HBC Nantes, le 26 mai 2018 à Cologne en Allemagne, lors du Final Tour en demi-finale de la ligue des champions. 
Thierry Omeyer le gardin du PSG contre le HBC Nantes, le 26 mai 2018 à Cologne en Allemagne, lors du Final Tour en demi-finale de la ligue des champions.  (JOHNNY FIDELIN / ICON SPORT / GETTY IMAGES)