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En route vers Paris 2024. À la découverte du taekwondo

Chaque semaine, Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, vous invite à découvrir un sport olympique avant de l'admirer lors des Jeux de Paris en 2024.

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Taekwondo. JO Rio de Janeiro, Brésil. 18 août 2016. Le russe Alexey Denisenko contre le jordanien Ahmad Abughaush catégorie 68kg. 
Taekwondo. JO Rio de Janeiro, Brésil. 18 août 2016. Le russe Alexey Denisenko contre le jordanien Ahmad Abughaush catégorie 68kg.  (LAURENCE GRIFFITHS / GETTY IMAGES)

Les 18 et 19 novembre a lieu le tournoi international de Paris au Stade Pierre de Coubertin

Le taekwondo est l’héritier de plusieurs arts martiaux coréens. Si on s’amuse à découper son nom, on peut mieux comprendre le sport. "Tae" de tae-kwondo veut dire "coup de pied". "Know" veut dire "coup  de poing", et "Do" a une vraie résonance philosophique car il veut dire "la voie, la méthode".

Si on résume, cela nous donne : "la voie des pieds et des mains".  En clair, le taekwondo, c’est LA méthode d’entraînement pour apprendre à donner des coups, tout en contrôlant son mental.

Un sport imprégné de la culture coréenne

Tout le vocabulaire du sport est en coréen. La salle d'entraînement est appelée un "dojang". L’arbitre compte les points et donne les instructions en coréen.

Voici quelques exemples pour mieux appréhender la langue: "Tchalyeot" : garde à vous. "Kyeongnyé" : saluez. "Joun-bi" : préparez-vous. "Si-jak" : commencez. "Balo" : arrêtez. "Shio" : repos.  "Kallyeo" : séparez-vous.

D’un point de vue politique, le taekwondo a aussi permis de redonner confiance au peuple du matin calme. Au début du XXe siècle, la Corée est sous l’occupation japonaise. La pratique des arts martiaux coréens est interdite dans le but d’introduire les arts martiaux japonais comme le judo ou le karaté. Mais dès les années 50, après la capitulation du Japon, le gouvernement coréen va tout mettre en place pour remettre au goût du jour le taekwondo. Un moyen parfait pour exalter le patriotisme de la jeunesse sud-coréenne.

Un phénomène olympique

La première fois qu’on a entendu parler de taekwondo en France, c’était en 1967, à Fontainebleau. Des combattants coréens étaient venus faire une démonstration.

Comme un symbole, son histoire aux Jeux débute dans la capitale sud-coréenne à Séoul en 1988. Le taekwondo n’est alors qu’un sport de démonstration. Il devient sport olympique en 2000 à Sydney.

Depuis, chaque édition olympique est un succès. C'est rapide, puissant et surtout c’est très spectaculaire, grâce aux techniques de pieds des combattants, comme le coup de pied retourné et sauté. C’est d’ailleurs à ce jour le seul sport olympique de combat qui autorise les frappes avec le pied (le karaté deviendra olympique en 2020).

Aujourd’hui, le taekwondo compte plus de 20 millions de pratiquants dans plus de 200 pays

Enfin, côté règles, les taekwondoïstes sont divisés par catégorie de poids. Aux Jeux, il y 4 catégories. Un combat se déroule en trois rounds de 3 minutes. Celui qui marque le plus de points gagne le match. Vous marquez un point pour un coup de poing au plastron, deux pour un coup de pied au plastron.

Vous pouvez marquer trois points pour un coup de pied retourné au plastron ou un coup de pied à la tête. Au cas où cela vous viendrait à l’esprit, il est interdit de viser la tête avec votre poing.

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Taekwondo. JO Rio de Janeiro, Brésil. 18 août 2016. Le russe Alexey Denisenko contre le jordanien Ahmad Abughaush catégorie 68kg. 
Taekwondo. JO Rio de Janeiro, Brésil. 18 août 2016. Le russe Alexey Denisenko contre le jordanien Ahmad Abughaush catégorie 68kg.  (LAURENCE GRIFFITHS / GETTY IMAGES)