En route vers Paris 2024, France info

En route vers Paris 2024. À la découverte de la gymnastique artistique

Chaque semaine, Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, vous invite à découvrir un sport olympique avant de l'admirer lors des Jeux de Paris en 2024. 

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Gabrielle Douglas (Etats-Unis) lors de l\'épreuve des barres asymétriques de Jeux de Rio, le 4 août 2016.
Gabrielle Douglas (Etats-Unis) lors de l'épreuve des barres asymétriques de Jeux de Rio, le 4 août 2016. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Les championnats de France élite à suivre du 19 au 20 mai à Caen

Si certains en doutent encore: la gymnastique artistique n’est vraiment pas un sport réservé aux femmes. La gymnastique était même dans un premier temps l'apanage des hommes. Cela remonte à la Grèce Antique. Les hommes se retrouvaient dans le gymnase pour pratiquer une activité sportive mais aussi pour s’adonner à l’art, à la musique et à la philosophie. L’objectif pour ces gymnastes était de trouver l’harmonie entre le corps et l’esprit.

Sport présent aux Jeux depuis la première édition en 1896, il aura fallu attendre 1928 à Amsterdam pour voir les premières femmes gymnastes y participer.

La gymnastique en compétition

Les hommes peuvent concourir sur six disciplines, aussi appelées agrès : le sol, le cheval d’arçon, les anneaux, le saut de cheval, les barres parallèles et la barre fixe. Pour les femmes, quatre épreuves : le saut de cheval, les barres asymétriques, la poutre et le sol.

Lors d’une compétition il y a tout d’abord un concours par équipe puis un concours individuel. Au sein de ce concours individuel, il existe un concours général qui regroupe l’ensemble des disciplines et un concours par agrès.

Et la perfection apparaît

Depuis 2006, un nouveau système de notation est apparu. Il y a désormais une note d’exécution sur 10 auquel s’ajoute une note de difficulté. Au plus haut niveau elle se situe entre 6 et 7. La note de départ se situe ainsi entre 16 et 17 à laquelle les juges retirent des points à chaque chute ou imperfection.

Auparavant, les gymnastes étaient notés sur 10. Ce système de notation aura permis à Nadia Comaneci d’entrer dans l’histoire de sa discipline. Lors des Jeux Olympiques de Montréal en 1976, la gymnaste roumaine, tout juste 14 ans, fait une performance tellement exceptionnelle aux barres asymétriques que les jurys lui donnent la note de 10. Sauf que le tableau d’affichage, il y a 41 ans, n’était pas conçu pour inscrire la perfection. Le chiffre 10 n’existait pas, les juges sont obligés d’inscrire 1.0. Après un léger moment de flottement dans la salle, tout le monde a rapidement compris : les spectateurs comme les téléspectateurs viennent d’assister à un moment historique… Sa prouesse créera un élan populaire pour la gymnastique. Des millions de jeunes se lanceront dans l’aventure.

La France compte aussi dans ses rangs de grands champions

On peut citer Emilie Le Pennec, championne olympique en 2004 aux barres asymétriques, Thomas Bouhail, vice champion olympique en 2008 au saut de cheval, aujourd’hui entraîneur de l’équipe de France ou le champion d’Europe Samir Ait Said, héros des Jeux de Rio, qui après une très lourde blessure lors de la compétition, aura su rapidement retrouver le très haut niveau.

Gabrielle Douglas (Etats-Unis) lors de l\'épreuve des barres asymétriques de Jeux de Rio, le 4 août 2016.
Gabrielle Douglas (Etats-Unis) lors de l'épreuve des barres asymétriques de Jeux de Rio, le 4 août 2016. (EMMANUEL DUNAND / AFP)