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L’Indonésie aussi a sa guerre des taxis

Comme la France avec des tensions entre chauffeurs de taxis traditionnels et VTC ou conducteurs d’Uber, la lutte pour le marché des taxis sème la zizanie en Indonésie.

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(Motos-taxis à Jakata)

La bataille fait rage à Jakarta, où les traditionnels motos taxis, les ojeks, très populaires dans la capitale, découvrent la concurrence des go-jeks, que l’on commande avec son smartphone.

La différence avec la France, c'est que le secteur est complètement informel en Indonésie (comme une très grande partie de l’économie d'ailleurs), et qu’aucune loi n’empêche a priori les nouveaux arrivants de proposer leurs services.

Si des stands d’ojeks sont à tous les coins de rue, généralement signalés par des panneaux en carton, le service reste assez rudimentaire : il n’y a pas souvent de casque pour les passagers, les prix se négocient directement avec le conducteur et bien sûr, ils augmentent en fonction des embouteillages, plutôt fréquents à Jakarta, où les transports en commun sont quasiment inexistants. Très populaires, les ojeks se sont fait suprendre par les go-jeks, faciles à commander, moins chers, et qui propose aux clients un casque et un masque pour la bouche… Suffisant pour séduire plus d’un million d’usagers depuis le lancement de l’application en début d’année !

La cohabitation, nouvelle, est cependant très tendue

Les quelques 2.500 chauffeurs go-jeks sont régulièrement menacés, certains ont été tabassés ou chassés, et des  "territoires" ont vu le jour. Les chauffeurs traditionnels estiment qu’ils ne font que se défendre, que ces nouvelles compagnies pratiquent une concurrence déloyale, mais les autorités ne les entendent pas vraiment.

Plutôt favorable à cette nouvelle pratique, le gouverneur de Jakarta a déployé des patrouilles de police pour protéger les chauffeurs, et la compagnie tente maintenant de débaucher des chauffeurs traditionnels, inquiets de voir leur activité disparaître.

 

(Motos-taxis à Jakata)