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La contestation étudiante repart de plus belle en Afrique du Sud

Le mouvement de colère né cet automne vient de se réveiller sur les campus sud africains. Il révèle le profond malaise ressenti par la jeunesse sud africaine, toujours sans perspective.

(Manifestations d'étudiants sud-africains en octobre 2015 contre la hausse des frais de scolarité © Mark Wessels/Reuters)

En octobre dernier, les manifestants ont obtenu le gel des frais d'inscription pour 2016. Cette fois, les revendications sont plus éclectiques, d'un meilleur accès aux résidences universitaires à la fin de l'enseignement en afrikaans, la langue des colons hollandais. 

Ces derniers jours, les manifestations ont parfois pris un tour violent, à l’Université du Free State notamment. Des étudiants noirs qui protestaient lors d’un match de rugby ont été pris en chasse par les spectateurs blancs, frappés, insultés jusque dans leurs résidences. 

Les cours en afrikaans, symbole des divisions

La réconciliation post-apartheid en Afrique du Sud n’a pas permis l’inclusion économique d’une majorité de la population, noire, et pauvre. Une majorité qui souhaite participer à l’économie du pays et demande donc un meilleur accès à l’éducation. Pourtant, certains campus sud africains proposent toujours des enseignements uniquement en afrikaans alors que c’est aujourd’hui une langue minoritaire en Afrique du Sud.

Les étudiants noirs demandent donc la fin de ce qu’ils voient comme un privilège injuste, tandis que les étudiants blancs défendent ce qu’ils considèrent comme leur patrimoine culturel.

(Manifestations d'étudiants sud-africains en octobre 2015 contre la hausse des frais de scolarité © Mark Wessels/Reuters)