En Nouvelle-Zélande, la ville de Christchurch se sépare de son sorcier

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L'homme âgé de 88 ans était employé par la mairie depuis 1998. Il était payé pour faire des représentations sur les places publiques de Christchurch.

Article rédigé par
Grégory Plesse - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Ian Brackenbury Channell, le sorcier de Christchurch en Nouvelle Zélande en 2019. (WILLIAM WEST / AFP)

En Nouvelle-Zélande, la ville de Christchurch ville vient d'annoncer qu'elle allait se séparer de son sorcier, employé par la mairie depuis plus de 20 ans. Il s’appelle Ian Brackenbury Channell et il officie sur les places publiques de Christchurch depuis le milieu des années 70.

On lui a décerné au début des années 80 le titre "d’œuvre d’art vivante" et en 1990, le Premier ministre d’alors, Mike Moore, l’a très officiellement proclamé sorcier de Nouvelle-Zélande. Il a ensuite été employé par la mairie de Christchurch à partir de 1998 : il était payé environ 10 000 euros par an pour se produire, une heure par jour, sur la place de la cathédrale, faire des représentations et se faire prendre des photos par les touristes. 

Le sorcier âgé de 88 ans est un peu amer. "J’ai fait le sorcier pendant vingt ans avant même qu’ils ne m’offrent un titre honorifique, titre qu’ils m’ont remis car ils voulaient que je reste et je l’ai accepté."

"Aujourd’hui, ils ne veulent plus de moi mais franchement, leur avis m’importe peu. Ils ne connaissent rien à l’art, rien à la magie, la religion ou la philosophie."

Ian Brackenbury Channell, sorcier en Nouvelle-Zélande

à franceinfo

Avec sa robe noire, sa longue barbe, ses cheveux ébouriffés, et son chapeau pointu sur la tête, Ian Brackenburry Channell ne comprend pas son licenciement. "Ce ne sont que des bureaucrates ternes qui n’aiment pas que je sois différent. Ils m’accusent aussi de ne pas être issu de la diversité, pourtant, je suis l’homme le plus divers de Nouvelle-Zélande !"

Pas question pour ce Gandalf de l'île du Sud de tailler sa barbe et de retourner à la vie civile. Le sorcier a fait savoir qu’il compte poursuivre ses activités, d’autant que son licenciement lui a fait un énorme coup de pub. "Maintenant je suis célèbre dans le monde entier et le conseil municipal est la risée de tous. Quelles chances ont ils d’arrêter un sorcier ? Aucune !", répond le sorcier. 

Le conseil municipal de Christchurch a déjà reconnu que le sorcier de Nouvelle-Zélande ferait à jamais partie de l’histoire de la ville qui, par ailleurs, va consacrer une exposition le mois prochain à sa vie.

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