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En Italie, la mairie de Milan veut planter trois millions d'arbres d'ici 2030

La ville de Milan ambitionne d'être une pionnière en matière d'écologie en Italie, loin devant Rome, la capitale du pays.

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L\'architecte italien Stefano Boeri, sur le balcon de sa tour végétale \"Forêt verticale\", le 26 novembre 2018 à Milan.
L'architecte italien Stefano Boeri, sur le balcon de sa tour végétale "Forêt verticale", le 26 novembre 2018 à Milan. (ANNETTE REUTHER / DPA)
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La ville de Milan veut planter trois millions d'arbres d'ici environ dix ans. Elle se propose de le faire par palier, 100 000 dès cette année, alors que le projet a été lancé l'année dernière, puis 400 000 d'ici trois ans, millions en 2026 - ce seront les Jeux olympiques d'hiver - et donc trois millions en 2030. Le projet sera réalisable grâce aux financements extérieurs, la mairie ne peut pas tout. Et déjà, plusieurs fondations ont annoncé qu'elles joueront le jeu, aidées par quelques avantages fiscaux en fonction du nombre d'arbres qu'elles planteront.

Cinq millions de tonnes de CO2 en moins

Lutter contre le réchauffement climatique, c'est l'ambition du poumon économique de l'Italie qu'est Milan. Et c'est l'architecte Stefano Boeri qui est derrière cette initiative. Il a déjà réalisé à Milan deux tours de 110 et 76 mètres de haut, des tours végétales qui ont été imitées dans plusieurs villes du monde. Et pour convaincre que son projet baptisé ForestaMi (ma forêt) est bon pour l'environnement, il avance des chiffres très précis.

"Il suffit de penser que trois millions de nouveaux arbres, cela veut dire cinq millions de tonnes de CO2 en moins, c'est 80% de ce que produit la ville, détaille Stefano Boeri. Cela veut dire des milliers et des milliers de tonnes de particules fines en moins, cela veut dire baisser de 2 à 3 degrés la température du centre-ville."  

Rome à la traîne en matière d'écologie

Si Milan semble à la pointe, ce n'est pas le cas partout en Italie. À Milan, la mairie a davantage de moyens que beaucoup de villes d'Italie et vole un peu la vedette à Rome notamment, qui a bien du mal à construire ne serait-ce que des pistes cyclables. Il faut dire qu'il y a des pavés un peu partout. Rome dont le centre historique est en partie piéton, mais c'est avant tout pour le tourisme plus que pour l'écologie. La capitale a tout de même instauré des zones de circulation limitées aux seules résidents depuis de nombreuses années maintenant, et depuis l'an dernier, la ville interdit totalement la circulation une fois par mois le dimanche, ce que l'on appelle les dimanches écologiques de Rome.

L\'architecte italien Stefano Boeri, sur le balcon de sa tour végétale \"Forêt verticale\", le 26 novembre 2018 à Milan.
L'architecte italien Stefano Boeri, sur le balcon de sa tour végétale "Forêt verticale", le 26 novembre 2018 à Milan. (ANNETTE REUTHER / DPA)