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En Chine, un bar atypique rassemble les amateurs de rock

Le Temple Bar propose des concerts gratuits et réunit des jeunes Chinois et Occidentaux.

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Pink, la fondatrice du Temple Bar à Pékin.
Pink, la fondatrice du Temple Bar à Pékin. (DOMINIQUE ANDRÉ / RADIO FRANCE)

C’est une institution à Pékin : un bar de la capitale chinoise offre des concerts gratuits. Rock, hip-hop, reggae... Jeunes Chinois et Occidentaux aiment se rassembler au Temple Bar.

Ce jour-là, le tempo est donné par le groupe Macondo, une bande de copains chinois, américains et anglais, qui joue du post-rock en mélangeant instruments et sons électroniques, où tout le monde se retrouve facilement sans la barrière de la langue.

Pink, la fondatrice du Temple, doit faire preuve de beaucoup de tact et d’imagination pour faire vivre la scène de ce bar atypique à Pékin. "Les gens viennent pour décompresser, pour les concerts en live. Il y a des étudiants, des gens qui travaillent, des artistes, des musiciens, toutes sortes de gens !"

Dans une grande ville comme Pékin, on a quatre ou cinq, maximum six bars comme celui-là. C’est largement insuffisant !

Pink, la fondatrice du Temple Bar

à franceinfo

Selon la fondatrice, il y a plusieurs raisons qui expliquent ce nombre réduit de bars de ce type. "D’abord, Pékin est une ville très chère. Pour le reste, c’est dur à dire... Une fois qu’on a l’endroit, il faut le faire vivre, c’est la grosse difficulté. On a décidé de faire tous les concerts gratuits. On ne devrait pas mettre de barrières dans la musique."

Une scène musicale riche et variée

La scène chinoise est beaucoup plus créative qu’on ne le pense en Europe. Matthieu, un français, est un familier du Temple, passionné de rock et musicien lui-même, il connaît tous les groupes chinois. "La première fois que je suis venu en Chine, je ne savais rien. Dès mon deuxième jour, je suis allé voir un concert et ça m’a époustouflé parce qu’il y a vraiment des scènes : du punk-rock, du metal, du reggae, plein de styles différents."

Matthieu, un familier du Temple Bar.
Matthieu, un familier du Temple Bar. (DOMINIQUE ANDRÉ / RADIO FRANCE)

Selon Matthieu, "les Chinois aiment beaucoup la musique, on trouve des karaokés partout, tout le monde aime chanter. Il y a des groupes qui se sont fait connaître, comme Stolen, qui vient de faire une tournée en Europe, ou comme Gum Bleed, un groupe de punk-rock. Il y a beaucoup de groupes qui commencent à s’exporter vers l’occident."

Pink, la fondatrice du Temple Bar à Pékin.
Pink, la fondatrice du Temple Bar à Pékin. (DOMINIQUE ANDRÉ / RADIO FRANCE)