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En Belgique, l'armée veut alléger ses règles pour attirer de nouvelles recrues... et ça fait rire la presse britannique !

Usage des réseaux sociaux, augmentation du temps avec les proches... L'armée belge envisage d'alléger ses règles pour attirer de nouvelles recrues. La presse britannique s'en amuse et se moque d'une armée de "fils à maman". 

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Militaires belges en juin 2017. 
Militaires belges en juin 2017.  (JEAN-LUC FLEMAL / MAXPPP)

L'armée belge recrute-t-elle des “fils à maman” ? C'est la question que se pose la presse britannique, sur le ton de la moquerie. La raison, c'est ce projet de l'armée pour alléger les règles de la caserne. Elle a du mal à recruter et souhaite donc que les jeunes recrues se sentent mieux.

Discipline, respect de l'autorité... c'est vrai que la vie à la caserne ne fait pas forcement rêver. Alors l'armée belge souhaite apporter quelques allégements, comme une soirée par semaine consacrée aux réseaux sociaux : les soldats vont pouvoir surfer, liker, jouer, télécharger à volonté pendant quelques heures.

Plus de temps en famille pour les recrues

Il faut savoir que 15% des nouveaux abandonnent en cours de formation. Ils doivent justifier leur décision et pour certains d'entre eux, c'est le manque de réseaux sociaux qui a été avancé.

Autre projet : permettre aux recrues de rentrer le lundi matin en internat et non plus dès le dimanche soir, certains week-ends. Ainsi, les jeunes pourront avoir un moment plus long avec leurs proches. Le colonel Pierre Bibert, responsable formation à l'état-major des armées, indique que "le fait de devoir s'adapter de la vie civile à la vie militaire est une étape difficile pour les jeunes. On essaye d'en tenir compte dans la mesure du possible". Assouplir légèrement les règles de l'internat est donc une manière de remotiver les recrues...

L'état-major belge veut s'adapter à son époque

Le projet a suscité beaucoup de critiques. Un militaire à la retraite notamment s'insurge contre ce qu'il appelle la "méthode douce" : “Au premier coup de feu, ils vont pleurer !”, prévoit-il. Le délégué syndical SLFP Défense, Boris Morenville, rappelle que le wifi ne fait pas le soldat : "Tous les militaires pour l'instant à la défense ont fait cette formation sans médias sociaux, sans proximité avec la famille et en internat. Dans les bois, on apprend à travailler avec très peu de lumière pour ne pas être visible d'un ennemi. On se voit mal allumer son smartphone en plein milieu des bois.

L'état-major des armées n'a pas du tout apprécié les moqueries britanniques et rappelle que l'armée belge a très bonne réputation a l'étranger. Les colonels estiment que l'armée doit aussi s'adapter a son époque et rassurent : la vie en internat est toujours aussi dure et stricte : lits au carré, lever à 6 heures et extinction des feux à 20 heures !

Militaires belges en juin 2017. 
Militaires belges en juin 2017.  (JEAN-LUC FLEMAL / MAXPPP)