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Après la fusillade d'Ottawa, le Canada veut renforcer son arsenal législatif contre le terrorisme

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Les Canadiens ont découvert avec stupeur la semaine dernière que leur pays n'était pas épargné par le terrorisme. Depuis la fusillade au Parlement d'Ottawa, le gouvernement veut accroître les pouvoirs des services de renseignement.
Article rédigé par
Radio France
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  (© Maxppp  Le suspect vu par des caméras de surveillance à Ottawa)

Les évènements d'Ottawa ont relancé le débat sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme au Canada. Le gouvernement a déposé ce lundi un projet de loi pour renforcer les pouvoirs des services secrets.

Ce texte devait justement être discuté le jour ou Michael Zehaf Bibeau, le tireur d'Ottawa a fait irruption dans le hall du parlement.  Si ce projet est adopté, le Canada pourra utiliser les informations recueillies par ces alliés anglo-saxons sur des citoyens canadiens soupçonnées de terrorisme. Jusqu’à présent, les écoutes électroniques faites à l’étranger, par exemple, ne pouvaient pas servir de preuve dans un procès au Canada. Autre changement de taille, les citoyens ayant la double nationalité et déclarés coupables de terrorisme pourraient perdre la nationalité canadienne.

Si elle avait été en vigueur la semaine dernière, cette loi aurait-elle pu empêcher l’attaque contre le Parlement ?

Pas vraiment, même si le Canada veut aussi abaisser le seuil permettant aux forces de l'ordre d'arrêter de manière préventive une personne qui présente une menace pour la sécurité nationale. En fait, cette loi vise surtout le terrorisme commis par des Canadiens à l’étranger. 130 ressortissants seraient actuellement seraient aux côtés des djihadistes, en Syrie ou en Irak.

La fusillade de mercredi a-t-elle eu des conséquences sur la sécurité autour du Parlement canadien?

Les visites du public ont repris ce lundi, mais avec des mesures de fouille des sacs et de présence policière bien différentes de la situation en vigueur jusqu’à la semaine dernière. Beaucoup de points doivent être revus, notamment la communication entre les différents services chargés de la surveillance de l’institution. Il n’existe même pas un canal radio commun d’urgence entre la gendarmerie royale du Canada qui veille au grain à l’extérieur du bâtiment, les policiers de la ville d’Ottawa à l’intérieur, et les agents de sécurité qui protègent les sénateurs. Une réforme devrait être proposée assez rapidement.

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