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Les Girardi, nouvelles technologies, OGM et marchés boursiers

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A une petite dizaine de kilomètres de Saint-Laurent, l'exploitation des Girardi est l'une des plus importantes des environs. Installée ici depuis 1946, la famille a commencé par faire des melons, des poivrons et des aubergines. Des "légumes du soleil" que le Lot-et-Garonne a peu à peu délaissés face à l'offensive espagnole. Aujourd'hui, les Girardi ont mutiplié par 4 l'étendue de leurs terres. Le secret de leur réussite ? Un esprit d'innovation hérité de père en fils affirment-ils.
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Radio France
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"Dans les années 90, on a été parmi les premiers à dire qu'il fallait faire de la fraise hors-sol. Quand une nouvelle espèce de kiwi est créée, je tiens toujours à la tester. On peut dire qu'on a un esprit d'innovation dans la famille. Alors quand on a commencé à parler des OGM, vous imaginez bien qu'on a sauté dessus !" , déclare sans ambages Bertrand, l'un des deux fils de la famille Girardi.

Finis les légumes à ratatouille. Désormais, les Girardi sont de grands producteurs de fraises, de kiwi... et de céréales. Sur les 70 hectares exploités par la famille, plusieurs ont été semés de MON810 en 2008.

Respectueuse de la loi, la famille a cessé de cultiver le MON810 après le moratoire. "Mais si les OGM sont de nouveaux autorisés, on refera des essais" , affirment sans hésiter Bertrand et son père Christian.

Christian Girardi est vice-président de la Chambre d'Agriculture du Lot-et-Garonne. Il estime que beaucoup d'agriculteurs partagent son point de vue : "Moins d'eau, moins de pesticides, moins d'engrais (...) Nous ne sommes pas des scientifiques mais techniquement, les OGM sont un vrai plus pour l'agriculture."

Un discours plutôt politiquement incorrect qu'on entend plus souvent dans la bouche des semenciers que dans celle des paysans.

 

 

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