Chroniques du ciel. Des lueurs d'espoir

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Les espérances de Lufthansa, la naissance d'un géant mondial de la location d'avions et les projets supersoniques de NetJets : quelques nouvelles encourageantes pour le secteur aérien. 

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Des avions de la compagnie allemande Lufthansa à l'aéroport de Berlin Brandebourg.  (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

Il y a un an, Lufthansa a été l’une des premières compagnies aériennes à drastiquement réduire ses capacités, avant que la crise ne devienne mondiale et plonge le transport aérien dans une complète incertitude.  

Lufthansa résiste et réduit ses coûts fixes

Aujourd’hui, le groupe Lufthansa, qui a en 2020 perdu, près de 6,7 milliards d’euros se dit prêt à remettre dès cet été jusqu’à 70% de sa capacité. Un chiffre élevé, dans la mesure où si la reprise pourrait rapidement se confirmer sur l’activité court-moyen-courrier, elle sera beaucoup plus longue sur le long courrier. Pas avant, 2023, selon Carsten Spohr, le président du directoire du groupe Lufthansa.   Le groupe Lufthansa qui va réduire sa flotte de 800 à 600 appareils, et sans doute définitivement sortir ses derniers A380, et tous les avions de plus de 25 ans. Le groupe allemand perd près de 10 millions d’euros par jour, mais a réussi à réduire ses coûts fixes de 35%.  

Création d'un géant du leasing aéronautique

Dans l’actualité également, la naissance d’un géant du leasing aéronautique. Le loueur Irlandais AerCap rachète GECAS, la filiale de locations d’avions du conglomérat américain General Electric (GE).  

C’est une opération majeure à plus de 30 milliards de dollars entre les deux plus importantes sociétés de leasing au monde. Selon Aengus Kelly, le patron d’AerCap, la part des loueurs dans la flotte mondiale d’avions commerciaux devrait dépasser la barre des 50% d’ici 2023. Elle n’était que de 44% au début de l’an dernier.  

NetJets se met à rêver d’avions supersoniques

Le numéro mondial de l’aviation d’affaires en propriété partagée, vient de signer un protocole d’accord avec la société Aerion pour l’acquisition de 20 supersoniques d’affaires, AS2. "Notre ambition est de construire un avenir où l’humanité pourra voyager entre deux points de la planète en trois heures", affirme Tom Vice, le PDG d’Aerion. Netjets n’arrive pas seul sur le projet d’Aerion. Avec Flight Safety International, qui fait partie du même groupe, ils vont étudier le volet opérationnel de l’exploitation d’un tel avion, dont la date de lancement est annoncée pour 2023.  

Et puis c’était annoncé et surtout attendu. Le Falcon 6X, dernier né des avions d’affaires de Dassault Aviation a effectué la semaine dernière avec succès son vol inaugural depuis Bordeaux Mérignac. Un premier vol de 2h30 où l’appareil a atteint 12 200 mètres d’altitude et une vitesse de Mach 0,80. Ce Falcon 6X va prochainement rejoindre le centre d’essais en vol d’Istres dans les Bouches-du-Rhône où aura lieu une grande partie de la campagne d’essais en vue de sa certification.      

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