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Manger de la viande, c'est mâle ?

Une improbable polémique politique est survenue autour du caractère masculin (ou pas) de l'amour du barbecue. Si la chanson porte témoignage d'un genre de la consommation de viande, ce n'est pas sans ambiguïté dans notre culture populaire.

Article rédigé par Bertrand Dicale
Radio France
Publié
Temps de lecture : 5 min
La polémique politique sur le genre et l'amour du barbecue... (LEW ROBERTSON / STONE RF / GETTY IMAGES)

Gros rythme et grosse voix, le rappeur Biffty surjoue gentiment le carnivore, comme pour confirmer l’assertion qui a fait polémique cette semaine, quant au caractère masculin – ou plutôt viriliste – de l’amour de la viande. Et c’est vrai que si l’on fouille dans la discothèque de Radio France, reflet fidèle de l'histoire de notre culture populaire, on va trouver des chansons qui célèbrent la barbaque avec une force joyeusement mâle. Mais est-ce toujours au premier degré ?

Dans le premier épisode de Ces chansons qui font l’actu ce week-end, vous entendez des extraits de :

Biffty, Salade de viande, 2018

Les Trois Fromages, J'aime pas la viande cuite, 2009

Brigitte Fontaine, La Viande, 2007

Maud Octallinn, Chez le boucher, 2016

Sheila White, Le Steak, 1973

Moustache et les Gros Minets, Rien n'est meilleur qu'un bon steak frites, 1969

Roland Barthes dans Lectures pour tous, 1957

Sheila White, Le Steak, 1973

Patrick Janvier, Les viandes grillent en plein vent de Saint-John Perse, 2003

Philippe Clay, Les Camions, 1968

Boris Vian, Les Joyeux bouchers, 1955

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Notre série de chroniques de l'été 2022, Derrière nos voix, est toujours réécoutable en scrollant vers le bas ee cette page.

Et vous pouvez aussi retrouver sur ce lien Derrière nos voix, avec les secrets d'écriture et de composition de huit artistes majeurs de la scène française, Laurent Voulzy, Julien Clerc, Bénabar, Dominique A, Carla Bruni, Emily Loizeau, Juliette et Gaëtan Roussel.

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