St Hubert : "La margarine a fait d’énormes progrès en matière de goût…"

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Charles de Kervénöael, PDG de St Hubert est l'invité de "Ça nous marque" Il retrace l'histoire de sa société, aujourd'hui leader de la margarine en France et en Italie. 

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Le logo de la marque St Hubert.  (ALEXANDRE MARCHI /NCY / MAXPPP)

Leader de la margarine en France et en Italie, St Hubert fabrique ses produits à Ludres en Meurthe-et-Moselle. L’entreprise compte 200 salariés et réalise 150 millions de chiffre d’affaires.

Un Lorrain plein d’idées

La marque est créée en 1904 par Paul Couillard. Un visionnaire qui, dès le début du XXe siècle, va avoir l’idée de vendre du lait pasteurisé en bouteille en verre. Au début simple laiterie, elle deviendra un poids lourd de l’agro-alimentaire, grâce à l’esprit d’innovation de ses dirigeants. Juste après la guerre, elle se lance dans le yaourt en pot carton, puis sous l’ombrelle St Hubert, la marque Oméga 3 qui va devenir le produit phare.

Le mariage de l’eau et de l’huile

En 1980, St Hubert se lance dans la margarine. C’est assez précurseur car dès cette époque-là, la société a l’intuition que le végétal va prendre une place de plus grande au détriment des produits laitiers.

"La margarine, rappelle Charles de Kervénöael, c’est une émulsion d’huile et d’eau, de l’huile de colza 100% française dans le cas de St Hubert. Ensuite, il y a une phase de cristallisation à très basse température. On obtient ainsi cette margarine qui est un beurre allégé à la fois bon pour la planète et bon pour la santé."

Et ne lui dites pas que la margarine est le "beurre du pauvre" beaucoup moins bon que le beurre classique.

"Nous avons énormément de clients qui nous consomment quotidiennement. Notre produit a un bon goût de beurre, mais allégé en matière grasse, et avec un bon bilan carbone. C’est un marché de 400 millions d’euros sur lequel nous sommes leader."

Charles de Kervénöael

à franceinfo

L’avoine meilleure que le soja

St Hubert a décidé de lancer de nouveaux yaourts végétaux à base d’avoine. "Nous y croyons parce que d’abord c’est bon au goût, ce qui est toujours le premier élément-clé en agroalimentaire, explique Charles de Kervénöael. C’est une protéine végétale qui est bonne pour la santé, et qui est préférable au soja, toujours lié à des questions de déforestation ou des OGM. L’avoine est par ailleurs très peu consommatrice de pesticide."

Charles de Kervénöael se défend enfin de surfer sur la mode du vegan. "Nous sommes plutôt militants autour de l’alimentation flexitarienne. Le veganisme ne concerne qu’une toute petite partie de la population, moins de 2% et nous ne sommes pas extrémistes sur le sujet."  

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