Ça nous marque. "Nous assumons pleinement l’utilisation d’huile de palme durable" : Jean-Baptiste Santoul, PDG de Ferrero France

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Le chocolat produit de fêtes, et réconfortant au quotidien... Olivier de Lagarde reçoit le PDG de Ferrero France, Jean-Baptiste Santoul.

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2,7 millions de barres Kinder Bueno sont produites chaque jour sur le plus grand site de fabrication de Nutella au monde à Villers-Ecalles dans la banlieue de Rouen. (Illustration) (ALEXANDRE MARCHI / PHOTOPQR / L'EST REPUBLICAIN / MAXPPP)

Avec des marques comme Nutella , Kinder, Mon Chéri ou Ferrero Rocher, le groupe est le leader en France de la confiserie chocolatée. Cette multinationale compte 37 000 salariés dont 1 400 en France. Elle réalise 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ce qui fait de Ferrero, le numéro 3 mondial du secteur.  

Une pénurie de chocolat à l’origine de tout

Nous sommes en 1946 à Alba, en Italie, lorsque Pietro Ferrero, pâtissier de son état, a l’idée qui va faire la fortune de sa famille. Au lendemain de la guerre, le cacao se fait rare et il a l’idée d’utiliser les noisettes du Piémont dans une nouvelle recette. Avec son frère Giovanni, il conçoit un mélange avec ces noisettes, du cacao, du lait écrémé, du sucre et de l’huile végétale. Dans l’Italie d’après-guerre cette pâte durcie que les enfants mangent avec du pain va connaître un grand succès. Les Ferrero ouvrent une usine pour développer leur produit.  

Le Nutella naît d’une grosse chaleur  

Selon la légende de l'entreprise, durant l'été 1949, la canicule fait fondre les barres de ce chocolat. Giovanni Ferrero, le frère de Pietro, mort peu de temps avant, décide alors de le vendre tel quel, dans des petits pots de verre. L'engouement est immédiat, si bien que les Ferrero décident de transformer leur bâton en une pâte au chocolat et aux noisettes, à la texture crémeuse qui peut être tartinée sur du pain. Elle est d'abord vendue sous le nom de "Gianduja", puis de "Supercrema". En 1964 le produit est finalement rebaptisé "Nutella".  

Une polémique autour de l’huile de palme 

Si pour beaucoup d’enfants, l’évocation de Nutella leur fait pousser des cris de joie, chez les défenseurs de l’environnement, on crie à l’écocide. En 2015, la polémique est à son comble lorsque Ségolène Royal, à l’époque ministre de l’Ecologie, déclare à la télévision "qu’il faut arrêter de manger du Nutella parce que c’est de l’huile de palme". Seulement, 48h après, la ministre fait machine arrière et s’excuse sur Twitter.

En fait, explique Jean-Baptiste Santoul, le PDG de Ferrero France, "Nous assumons pleinement l’utilisation d’une huile de palme 100% durable depuis 2014. Ce produit est garanti sans déforestation, le WWF lui-même, dans son rapport de 2020 a désigné Ferrero comme l’entreprise la plus responsable du monde avec une note de 21,5 sur 22 dans son classement en termes de durabilité sur l’huile de palme."   

Trop gras, trop sucré  

Quant aux accusations des nutritionnistes qui affirme que le Nutella favorise l’obésité des enfants, elles sont balayées du revers de la main par Jean Baptiste Santoul : "Le Nutella doit être mangé avec modération… On recommande 15 grammes sur une tartine, ce qui correspond à 84 calories. Une tartine de Nutella n’est pas plus calorique qu’une tartine beurrée avec de la confiture."    

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