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La montre Kelton est de retour

C’est une marque que ne connaissent pas les moins de 20 ans, ni même les moins de 30, pas plus que les moins de 40. Elle réapparaît bientôt, mais la Kelton d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec celle des années 70.

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(photo d'illustration)

C’est une marque que ne connaissent pas les moins de 20 ans, ni même les moins de 30, pas plus que les moins de 40. Elle réapparaît bientôt, mais la Kelton d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec celle des années 70.

A part peut être son slogan musical. Souvenez-vous : "Vous vous changez, changez de Kelton". Sur cet air, dans quelques semaines, la marque revient avec une gamme baptisée Idyllic.

20 modèles à 49 euros : à quartz, étanche, bracelet en nylon interchangeable. Elle sera en vente sur internet mais aussi dans une centaine de boutiques. On peut la précommander depuis un mois et il s’en vend une trentaine par jour. Quoi de plus classique ? C’est oublier que la marque Kelton contient toute la fierté industrielle française des années 70. Or elle est désormais fabriquée et montée en Chine, à Hong Kong, parce que le made in France aujourd’hui signifierait probablement un prix multiplié par dix. Mais la prochaine collection cet hiver, aux alentours de 100 euros, pourrait être assemblée en France. Et pas n’importe où. Dans la région de Besançon, là où se trouve encore le savoir-faire horloger français. Et puis c’est le berceau du nom.

L’intérêt de déterrer une vieille marque un peu oubliée, c’est le vintage et le rétro

L’équipe française qui vient de signer un contrat de licence pour cinq ans avec le propriétaire asiatique compte bien sur cette vague nostalgique. Il faut dire que dans les années 60, les montres Kelton ont littéralement révolutionné le monde de l’horlogerie. Jusque-là, on achetait une montre au "petit" pour sa majorité à 21 ans, et on la gardait toute la vie. Avec l’arrivée des Kelton, on expérimente les petits prix, l’équivalent de 50 euros, un nouveau circuit de distribution, les bureaux de tabac, et ça ringardise les horlogers. La montre s’arrache comme des petits pains. On en change selon l’humeur. Il s’en vend quatre à cinq millions par an. On la surnomme "le petit Swatch français". L’usine, construite à Besançon, ne cesse de s’étendre sur 12 hectares en pleine ville et elle emploiera jusqu’à 3.000 personnes.

Mais un jour tout s’arrête avec l’arrivée du système à quartz et les délocalisations en Asie

En 1987, la montre Kelton n’est plus fabriquée, l’usine bisontine peu à peu abandonnée, l’enseigne n’en finit plus de rouiller aujourd’hui encore. Les montres Kelton ont tenté un retour au début des années 2000. Raté. Aujourd’hui, est-ce le bon ? Réponse plus tard. Mais il restera toujours ça : "vous vous changez, changez de Kelton" !

(photo d'illustration)