Ces métiers qui recrutent : les métiers du bâtiment et de la construction

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Quels sont les métiers qui vont recruter le plus dans les années à venir ? Pendant deux semaines, on passe en revue les secteurs qui ont le vent en poupe. Mercredi, les métiers du bâtiment et de la construction. Des métiers en forte tension, qui ont du mal à recruter et dont les perspectives sont pourtant très bonnes.

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Radio France
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Un ouvrier du BTP sur un chantier à Langeais (Indre-et-Loire). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Ils sont peintres, plombiers, maçons, couvreurs, chefs de chantier, conducteurs d'engin, mais aussi architectes et ingénieurs du bâtiment. Deux millions de professionnels en tout. Et ils figurent parmi les vedettes du marché du travail d'aujourd'hui et de demain, selon les perspectives dessinées par France Stratégie, organisme d'analyse rattaché au Premier ministre, le successeur du commissariat au Plan.

Parmi ces métiers, vers lesquels faut-il se diriger en priorité si on veut avoir du travail ? "Ce sont plutot les métiers de cadres du bâtiment et des techniciens. Aujourd'hui on a beaucoup de tension sur les recrutements d'ouvriers du second oeuvre en particulier. Parce que pendant la pandémie les gens ont rénové leurs maisons. On a aussi une incitation à la rénovation énergétique des bâtiments qui est très forte. Du coup on a des tensions sur ces métiers qui, en plus, peuvent être demandés, comme les électriciens, par d'autres secteurs d'activités comme la construction." comme l'explique Cécile Jolly, experte à France Stratégie.

Les tensions devraient durer

D'abord parce que ces métiers ont beaucoup de mal à attirer les femmes. Elles ne sont que 3% chez les ouvriers du bâtiment. Le vivier des candidats est donc plus limité. Et, deuxième raison, si l'on veut parvenir à la neutralité carbone en 2050, il va falloir rénover le parc immobilier. Ce qui nécessite une main-d'œuvre qualifiée très importante.

Les recrutements dans ce secteur sont jugés difficiles. Il n'y a pas assez de candidats, pas assez bien répartis sur le territoire. Reste la question des salaires. Beaucoup d'entreprises du bâtiment sont de taille modeste et ont du mal à les augmenter. Mais pour des métiers très tendus comme électriciens et plombiers, la pénurie joue en faveur des candidats.

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