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C'est comment ailleurs ? Les Vélib' en Chine

Alors que les salariés de Vélib‘ sont inquiets des changements sur le réseau parisien, franceinfo s’intéresse à la Chine qui possède le plus de vélos en partage dans le monde

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Une station de vélopartage à Pékin en 2010
Une station de vélopartage à Pékin en 2010 (FRANKO LEE / AFP)

Ce record est logique puisque la Chine est à la fois le pays le plus peuplé du monde avec 1,35 milliard d'habitants et aussi une population qui se déplace traditionnellement beaucoup à vélo. Donc, le pays compte aujourd'hui des centaines de réseaux de vélopartage et des millions de bicyclettes en circulation.   

Lutter contre l’engorgement des villes

Le Vélib’ chinois existe depuis moins de dix ans puisque le premier réseau a été lancé en 2008 dans la ville de Hangzhou, non loin de Shanghai. Les autorités locales ont décidé de lancer le vélopartage pour lutter contre les problèmes de circulation automobile et de pollution.

C'est d'ailleurs ce qui a motivé l'ensemble des villes chinoises qui ont adopté les vélos en libre-service. La plupart du temps, les municipalités paient pour que les utilisateurs n'aient pas à payer et prennent prioritairement les vélos.

Une puce dans les nouveaux Vélib’

Depuis un an, la Chine a développé un nouveau système qui permet aux utilisateurs de ne plus être liés à une borne, comme en France. C'est notamment le cas à Shanghai et Pékin, où les utilisateurs laissent les vélos où ils veulent.

Les vélos ont une puce qui permet de les localiser avec un smartphone. Et grâce à une application spéciale, les utilisateurs font un scan sur le guidon, qui déverrouille la bicyclette. La course commence et coûte juste 20 centimes de l'heure. Le paiement se fait aussi avec le smartphone. Quand la course est terminée, l'utilisateur reverrouille le vélo et le laisse sur le trottoir… ou ailleurs.

Failles du système

Le système fonctionne presque trop bien car les entreprises de vélo partage se sont multipliées et se font une concurrence féroce. Résultat, il y a de vélos partout. Comme les Chinois les  laissent où ils le souhaitent, les bicyclettes peuvent s'amonceler au même endroit et former de véritables petites montagnes de vélos. Certains cyclistes les laissent dans les arbres et même les jettent dans les rivières.

Pas de sanction

Le prix des courses de ces Vélib’ chinois est tellement faible que cela ne pousse pas les cyclistes à en prendre soin. La garantie qui est laissée par les utilisateurs est très faible elle-aussi. Ainsi certains gardent les vélos chez eux car la valeur de la bicyclette est plus importante que la caution.

Une station de vélopartage à Pékin en 2010
Une station de vélopartage à Pékin en 2010 (FRANKO LEE / AFP)