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C'est comment ailleurs ? La sélection en Université dans le monde

Alors qu’un tirage au sort est instauré pour départager des candidats à la fac, franceinfo s’intéresse aux modes de sélections à l'Université dans le monde

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. (RICHARD BOUHET / AFP)

Le gouvernement a entériné le tirage au sort pour départager des candidats à l’entrée à l’Université, ce qui provoque le mécontentement d’associations étudiantes. Coup de projecteur sur les systèmes de sélection dans plusieurs pays.

Anglo-saxons

Il y a d’abord le modèle anglo-saxon, en Grande Bretagne, Canada, Etats-Unis. Globalement, les universités sont libres de sélectionner les étudiants de leur choix après examen de leur dossier scolaire et d’une lettre de motivation. Certaines universités vont même jusqu’à organiser leurs propres concours d’entrée, qui s’ajoute à la première sélection sur dossier.

En Grande-Bretagne, il y a aussi un système qui se rapproche de l'Admission Post Bac (APB). Les jeunes britanniques formulent cinq vœux maximum auprès des 340 établissements d’enseignement supérieur.

Concours à l’entrée

Il existe des pays qui pratiquent le concours d’entrée. L’Espagne, avec la "selectividad", un examen d’entrée organisé par les universités, quelle que soit la filière. Mais à chaque fois, la note d’admission est calculée en fonction de l’attractivité des formations concernées. Dans les filières très demandées, comme la médecine ou les sciences juridiques, les facs exigent des résultats élevés à l’examen.

En Suède, l’accès à l’université se fait avec un test national d’aptitude aux études supérieures, qui permet l’accès à l’université pendant les cinq années qui suivent son obtention.

Numerus clausus

Cela se pratique dans certaines filières où le nombre limité de places disponibles entraîne une sélection sur dossier dès la première année en Allemagne et en Autriche, particulièrement dans le domaine médical, et une sélection par concours en Italie, surtout en médecine et en architecture. 

Tirage au sort

Le tirage au sort, pratique controversée, se retrouve essentiellement pour limiter le nombre d’étudiants étrangers dans certaines facultés. C'est le cas en Belgique, pour les études de médecine, où il existe un quota de 30 % pour les étudiants non-résidents. Si le quota est dépassé lors des demandes d’inscription, l’université concernée peut procéder à un tirage au sort.

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. (RICHARD BOUHET / AFP)