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Montmartre et Montparnasse

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Avec "Pablo" de Julie Birmant et Clément Oubrerie et "les Filles de Montparnasse" de Nadja, retrouvez Paris à la fin du XIXème et au début du XXème siècle dans le regard des femmes et le sillage des artistes.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Plus de
20 000 exemplaires ! Pour une nouveauté BD, de nos jours, c'est un vrai
succès... Présenté au dernier festival d'Angoulême, Pablo avait immédiatement séduit la critique. En huit mois, cette évocation
de la jeunesse de Picasso a conquis le public.

L'histoire commence en 1900
quand les artistes crève-la-faim accouraient à Paris. Le premier tome avait
pour titre "Max Jacob" . On
y savourait, entre autres, la relation entre le jeune peintre espagnol et le
poète maudit. Le second opus porte le nom d'un autre poète : "Apollinaire" .

Pour
le mettre en scène, la scénariste Julie Birmant continue d'arpenter la butte
Montmartre et le quartier Saint-Lazare. A chaque page, il y a urgence. Urgence
à créer et à aimer. L'histoire est racontée du point de vue de Fernande
Olivier, la première compagne de Picasso. Le ton du récit relève de l'ode à la
Liberté. Le dessin lumineux et luxuriant rend hommage au maître dont il
magnifie la jeunesse de va-nu-pieds. Clément Oubrerie se réjouit d'avoir eu à
dessiner ce bestiaire bouleversant : ces peintres dont certains étaient
traités de fauves et tous les animaux que cette géniale confrérie côtoyait dans
ce Paris des faubourgs.

Pablo , "Apollinaire" , aux éditions
Dargaud.

Avec
Les Filles de Montparnasse , nous voilà
en 1873. Sous le pinceau de Nadja, auteur que l'on connaît plus pour ses livres
jeunesse que pour ses romans graphiques, se dessine le portrait de quatre femmes au
talent corseté par les usages du XIXème siècle. Pour écrire, peindre, danser,
il faut alors en passer par le bon vouloir des hommes. Exprimer
librement ses passions n'est tout simplement pas possible. Afin de dire le
désir et le plaisir, l'ambition et le besoin de reconnaissance, la palette de
couleurs de Nadja flamboie et les regards mangent la page.

La
première partie des Filles de
Montparnasse
a pour titre : Un
grand écrivain
. C'est l'un des premiers titres d'une nouvelle collection,
Olivius, née du rapprochement des éditions Cornélius et de l'Olivier.

 

 

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