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Fais-nous mal Carla !

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A première vue, Carla Bruni en remet une couche. Dans son prochain album à paraître dans quelques semaines, l'ancienne Première dame de France relance une polémique très pratique selon laquelle les méchants journalistes sont responsables sinon coupables de la défaite de son gentil mari à la dernière présidentielle. Le couplet n'est pas nouveau, mais le refrain vient d'être composé et voici donc les paroles telles que les a obtenues VSD.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
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"Les diseurs caquettent ou croassent, gloglotent,
jacassent dans leur poulaillers...Les diseurs parlent comme on crache, ils rient
comme on grimace mais pendant qu'ils aboient la caravane passe...Dans leur tête,
ils auraient du être chanteurs ou prophètes, 
poètes ou curés...Il faut dire que ce n'est pas drôle, non, de faire diseur,
ce n'est pas le beau rôle, non. Toutes ces heures passées à causer pour finir
oubliés
".

Fin de citation, fin de refrain.

Duquel on retiendra que Carla Bruni Sarkozy n'aime vraiment
pas ou plus les journalistes qu'elle surnomme "les diseurs " alors
que son Président de mari les appelait les "commentateurs ".

Autre
vocabulaire, mais même motif même punition. Nous sommes nous autres diseurs
coupables de critiquer en permanence ceux qui nous gouvernent, de les
fragiliser et de précipiter leur échec. Mitterrand déjà l'avait bien perçu qui
ne traitait pas les journalistes de "diseurs" ni de "commentateurs " mais carrément de "chiens " lors du
suicide de son ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy.

Bref, le désamour entre les politiques et les journalistes
ne date pas d'hier car c'est l'essence même de la presse, l'une de ses
fonctions les plus essentielles que de servir de contre pouvoir. Soit dit en
passant, le Président Hollande commence à le vérifier lui aussi à ses dépens.

Rien que de très banal et normal. D'ailleurs tous les
pouvoirs ont besoin de contre pouvoirs. Y compris et surtout la pouvoir
journalistique souvent exubérant. Si le cœur lui en dit et si sa voix suit, Mme
Sarkozy a parfaitement raison de nous tailler un costard. On le mériterait même
plus souvent. Merci Carla.

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