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Conférence de presse de F. Hollande : surprise surprise ?

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A première vue, on nous a encore changé notre Président. Malgré tous ses soucis, les sondages en berne et les couacs gouvernementaux que même les plus durs d'oreille ont pu percevoir, il paraît que François Hollande est rasséréné, positif et sûr de lui. Bref, on va voir ce qu'on va voir ou plutôt entendre demain à 17 heures à l'Elysée pour sa première conférence de presse. On laisse même planer une possible surprise.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

A vrai dire,
surprise, il y en a déjà.
D'abord sur le lieu choisi, l'Elysée. Alors que le candidat Hollande avait promis de
s'adresser aux journalistes tous les six mois mais pas au palais présidentiel
qui lui semblait inapproprié pour ce type d'exercice. Promesse non tenue ! Mais
pas de quoi fouetter un chat sauf si on accorde trop d'importance à la
différence souvent sidérante et sidérale qui distingue ce qui est dit pendant
une campagne et ce qui est fait après.

Non, la vraie
surprise vient de l'avalanche de confidences distillées ces derniers jours par
M. Hollande lui-même dans divers organes de presse comme le Nouvel Obs ou
Marianne . Comme si le chef de l'Etat était soudain saisi par la débauche de la
surcommunication. Technique pour le moins iconoclaste car les règles
élémentaires de la bonne parole élyséenne commandent d'en garder sous le pied à
la veille d'une conférence de presse et de créer une sorte de vide pour mieux faire
passer le message.

Là encore pas de
quoi fouetter un chat.
Et d'ailleurs quelques autres confidences glanées ici et
là annoncent que François Hollande tiendra devant les journalistes des propos
empreints de la gravité qui sied à la rudesse de la crise. Enfin, tout indique
qu'il n'y aura pas de dérive "people", pas d'allusion à la Première
dame. Ca, c'est une bonne nouvelle car à la Foire du livre de Brive, Valérie
Trierweiler, sans doute en quête d'un bon mot s'est présentée comme un "ersatz" de François Hollande. Ce terme est inutilement péjoratif
et difficilement interprétable. Et donc s'il était amené à parler de sa
compagne, à défaut du "avec Carla c'est du sérieux " que nous avait
sorti Sarkozy, Hollande serait obliger d'avouer "avec Valérie, c'est du
compliqué
".  

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