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Le cirque Romanès, la poésie de la piste

Le cirque Romanès, avec à sa tête Alexandre et Délia Romanès, est un cirque pas comme les autres. Il est connu malgré sa petite taille pour être le dernier cirque tsigane d'Europe. Pas d'animaux, excepté des chats, des acrobaties, mais surtout on travaille en famille et bien sûr en musique.

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Installé depuis une dizaine
d'années en lisière de la capitale, Porte de Champerret à Paris, le cirque Romanès
propose un nouveau spectacle, mais surtout un mini-festival ce week-end. Sorte de
centre artistique tsigane et bohème, c'est l'occasion pendant trois jours d'apprendre, de connaître et
de découvrir une culture vivante avec des artistes venus de différents
campements gitans, une sorte de The Voice sans Gadjo ni Gadji mais du 100% roulotte, rien que de l'inédit. "Montrer des artistes que l'on ne voit jamais sur des scènes françaises, c'est l'idée, précise Alexandre Romanès, et changer un peu l'image que nous avons dans la population, car nous ne sommes pas des Roms, nous sommes des tsiganes" .

Le parcours atypique d'Alexandre Romanès , un fils de la célèbre famille Bouglione

Alexandre commence très tôt
puisqu'il quitte sa famille, les Bouglione pour "désaccord artistique"
préférant l'humain aux tournées mastodontes. Il va d'abord être artiste de rue, puis rencontre sa femme Délia, d'origine roumaine. Alexandre embrasse alors la vie de gitan, se baladant
à son grès et découvrant l'Europe, selon ses dires, à travers ses commissariats...Depuis 20 ans, il cherche à
faire connaître la culture tsigane, loin des clichés gipsy king et chemises
camarguaises.

Ca ressemble à quoi un spectacle du cirque Romanès ?

De la musique tout le temps,
des acrobaties, du jonglage, le tout sur un rythme de cheval au galop. Tout ce week-end sera à l'image de Délia et Alexandre et de leur famille d'artistes, colorée, simple et humainement grandiose avec des acrobates de la piste venant du Rajasthan comme de l'Andalousie. A noter une chose sur la
personnalité d'Alexandre Romanès, il n'est pas seulement  propriétaire de cirque mais également
écrivain. Lui qui n'a pas été à l'école et qui écrit en phonétique, publie des
recueils de poésie chez Gallimard, et depuis les expulsions de Roms, il s'est fait
le porte-parole d'une communauté trop farouchement libre pour se fédérer.

Le centre artistique tsigane, des spectacles et des films à découvrir à partir d'aujourd'hui et jusqu'à lundi...et le
spectacle du cirque Romanès, Les lignes de la main jusqu'au coude, c'est jusqu'au 1er mai, Porte de Champerret à Paris, avant Bordeaux et Marseille.

 

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