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Pour Aurélie Filippetti, "François Hollande a renoncé, baissé les bras"

La députée PS de Moselle, soutien d'Arnaud Montebourg à la primaire de la gauche, invitée de franceinfo jeudi, a reproché au chef de l'Etat, "une trahison par rapport à des engagements" pris lors du discours du Bourget en 2012.

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Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, ancienne ministre, soutien de Montebourg.
Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, ancienne ministre, soutien de Montebourg. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

La députée PS de Moselle et soutien d'Arnaud Montebourg à la primaire de la gauche, était l'invitée de franceinfo jeudi 19 janvier. L'ex-ministre de la Culture a estimé que le candidat à la primaire de gauche pour la présidentielle, s'inscrivait "dans la tradition d’une gauche qui parle aux gens qu’elle doit représenter et défendre, au monde du travail ou de ceux qui en cherchent, au monde des enseignants, des personnels de santé".

Que reste-t-il de l'esprit du discours du Bourget en 2012 lors de la campagne présidentielle de François Hollande ? Pour la députée socialiste de Moselle, "il s’agit de ramasser dans la terre le drapeau du discours du Bourget et de le brandir de nouveau fièrement, mais avec des gens qui savent s’opposer aux puissants".

"Qu’est ce qui a fait la perte et la trahison du discours du Bourget, c’est le renoncement face au mur des puissants", a ajouté l'ex-ministre. La trahison vise-t-elle le vainqueur de la présidentielle de 2012 ? "François Hollande n’est pas un traître", a répondu Aurélie Filippetti, ajoutant que "c’est quelqu’un qui a renoncé, baissé les bras, c’est une trahison par rapport à des engagements qui avaient été pris".

La députée de Moselle a poursuivi en défendant la candidature d'Arnaud Montebourg à la primaire de la gauche : "On a un candidat avec un programme ambitieux, volontariste, réaliste et chiffré en matière économique et budgétaire."

Le revenu universel : "défaitiste et irréalisable"

Interrogée sur le revenu minimum d'existence prôné par Benoît Hamon, Aurélie Fillippetti a estimé que la proposition qu'elle chiffre à "400 milliards d'euros" n'est pas réalisable. 

Le candidat à la primaire de la gauche, Benoît Hamon, a ajusté ces derniers jours sa proposition en réservant dans un premier temps, sous conditions, le revenu universel aux jeunes entre 18-25 ans : "Rien que pour les jeunes, cela couterait 40 milliards. Le budget de l'enseignement et de la recherche, c'est 20 milliards" a chiffré Aurélie Filippetti.

Pas de polémique sur Polanski

Le cinéaste, Roman Polanski, présidera la 42e cérémonie des César, le 24 février prochain, salle Pleyel à Paris. Le choix fait polémique, alors que la justice américaine veut juger le réalisateur franco-polonais pour une relation sexuelle avec une mineure en 1977. "Qu'on le laisse présider cette cérémonie", a réagi jeudi sur franceinfo Aurélie Filippetti, en avançant "la liberté absolue de l'académie des César" et le caractère ancien de l'affaire. 

Pour l'ancienne ministre de la Culture, "il n'y a pas d'exception particulière pour les créateurs" et, selon elle, "il ne faut pas donner plus d'importance que cela à une cérémonie télévisée et professionnelle sur le cinéma". En décembre dernier, la Cour suprême polonaise a rejeté la demande d'extradition du cinéaste vers les Etats-Unis.

Regardez l'intégalité de l'entrerien d'Aurélie Filippetti sur franceinfo le jeudi 19 janvier 2017.


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Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, ancienne ministre, soutien de Montebourg.
Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, ancienne ministre, soutien de Montebourg. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)