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Les députés LREM ont "tout à fait le droit de déposer des amendements" assure Stanislas Guerini, le porte-parole du groupe

Stanislas Guerini, député LREM de la 3e circonscription de Paris et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale a notamment affirmé  qu'il était "totalement faux" que les députés LREM n'avait pas le droit de déposer des amendements.

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"Ce n'est pas ça qui est interdit. C'est totalement faux. Il y a aucune interdiction de déposer" des amendements, a assuré Stanislas Guérini, député LREM de la 3e circonscription de Paris et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale a affirmé qu'il était "totalement faux" que les députés LREM n'avait pas le droit de déposer des amendements : "On a tout à fait le droit de déposer des amendements, de voter des amendements qui sont présentés par l'opposition et cela a été le cas pour plusieurs dizaines d'amendements", a-t-il expliqué.

"Quand une idée est intéressante, soit on la vote, soit on l'a fait nôtre"

Le porte-parole du groupe LREM a expliqué que cette liberté n'allait pas jusqu'à cosigner ou corédiger des amendements avec l'opposition : "Quand une idée est intéressante, soit on la vote, soit on l'a fait nôtre et effectivement, on rédige nous-même un amendement pour introduire et améliorer les projets de loi."

Stanislas Guerini a relativisé le recours déposés par une trentaine d'adhérents LREM qui contestent la validité des statuts du parti de La République en Marche : "Le recours qui est déposé est sur un point de fonctionnement de procédure sur les délais de présentation de nos statuts. L'essentiel n'est pas là mais de savoir ce qu'on veut faire ensemble dans ce mouvement", a-t-il expliqué. "Je pense que nos statuts sont le signe d’un mouvement du XXIe siècle qui est tourné vers la société française", a-t-il ajouté.

Invité à réagir sur le sujet de la baisse de 5 euros des aides au logement n'était pas une décision prise "de gaieté de cœur" mais le gouvernement doit "faire des choix difficiles" pour "boucler le budget de l'année". "On doit faire des choix difficiles, pas des choix qu'on fait de gaieté de cœur. On le fait pour pouvoir continuer à assurer les missions des services de l'Etat", a-t-il expliqué. Il s'agit d'une décision prise pour "boucler le budget de 2017" car "il fallait trouver des économies", a-t-il précisé.

Mettre fin à la sous-budgétisation

Stanislas Guerini a dénoncé les pratiques budgétaires en France : "Il va falloir mettre fin à ces pratiques constantes de sous-budgétisation. On vote des budgets et en réalité les fonds ne sont pas là. Je suis convaincu qu'un grand nombre de postes budgétaires pour assurer les missions des services de l'Etat sont sous-budgétisés. C'est comme cela que ça se passe depuis des décennies", a-t-il regretté

Une pratique qui, selon lui, oblige le gouvernement à prendre des décisions de "dernière minute" : "On a rouvert des crédits pour financer de l'hébergement d'urgence, pour financer l'accueil des demandeurs d'asile pour financer des opérations extérieures, cela nous met systématiquement dans des positions très compliquées où il faut faire des choix à la dernière minute et dans l'urgence pour pouvoir boucler le budget de l'année."