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Le programme de François Fillon "ne suffit pas" à Jean-Christophe Lagarde

Le président de l'UDI exclut de soutenir un autre candidat que le vainqueur de la primaire de la droite à la présidentielle, mais veut discuter de la prise en compte des valeurs du centre. 

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Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député-maire de Drancy.
Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député-maire de Drancy. (Jean-Christophe Bourdillat / Radio France)

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, était l'invité de franceinfo mardi 3 janvier. Le député-maire de Drancy, en Seine-Saint-Denis, souhaite discuter avec François Fillon de ses projets pour la présidentielle, afin d'y "inclure les idées des centristes".

Interrogé sur le programme du vainqueur de la primaire de la droite, le patron de l'UDI a déclaré : "Il ne me suffit pas." Jean-Christophe Lagarde a toutefois exclu de soutenir un autre candidat : "Je ne vois pas pourquoi on soutiendrait un autre candidat, mais si ce candidat venait à ne pas tenir compte d'un certain nombre d'idées des centristes, il perdrait des électeurs et se mettrait en danger pour l'élection présidentielle."

Jean-Christophe Lagarde précise qu'il n'y a "pas de chantage", ajoutant qu'"il n'y aura pas de victoire sans que les millions d'électeurs qui se sentent proches du centre, sans que les idées, les valeurs qu'il porte et que nous pouvons représenter, soient pris en compte. Cette discussion est légitime". Le président de l'UDI a cité comme thèmes de discussions, l'environnement, l'école "obligatoire à trois ans", "l'enseignement de la laïcité et du fait religieux".  

Le projet sur les fonctionnaires n'est pas "réalisable" sur cinq ans

Interrogé sur la suppression de 500 000 fonctionnaires en cinq ans programmée par François Fillon, Jean-Christophe Lagarde a émis des doutes sur la faisabilité du projet : "Sur les fonctionnaires, je ne sais pas comment on fait pendant cinq ans, je pense que c'est réalisable en dix ans. Le délai doit être posé sur la table." 

Jean-Christophe Lagarde a ajouté que "250.000 à 300.000 par quinquennat, c'est réalisable".

Omniprésence religieuse chez PSA-Aulnay ?

Amené à commenter un reportage sur un café de Sevran qui ne souhaite pas de clientèle féminine, Jean-Christophe Lagarde a dit "espérer que ça n’existe pas à Drancy". "C’est anormal et condamnable, mais ce n’est pas le seul fait anormal", a-t-il ajouté. "La religion n’a rien à faire au travail. La loi Travail n’est pas allée assez loin sur ce point", selon le président de l’UDI, disant s’exprimer "sur le plan personnel". "Il y a eu des difficultés dans mon département, à Aulnay-sous-Bois",  a précisé le député de Seine-Saint-Denis, citant l'usine de PSA.

Le président de l'UDI a déclaré : "On ne l’a jamais dit, mais une partie de la fermeture de PSA était liée aussi à l’omniprésence religieuse, au fait qu’il y avait des exigences religieuses dans le travail, d’arrêts de travail, de baisse de productivité". Selon Jean-Christophe Lagarde, "sur certaines lignes RATP, cela existe aussi".

Regardez l'intégralité de l'entretien de Jean-Christophe Lagarde sur franceinfo le mardi 3 janvier


Le programme de François Fillon "ne suffit pas... par franceinfo

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député-maire de Drancy.
Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député-maire de Drancy. (Jean-Christophe Bourdillat / Radio France)