Fin du droit du sol à Mayotte : "Encore une annonce pour séduire l'électorat d'extrême droite", dénonce la députée écologiste Sandrine Rousseau

"La France, c'est le droit du sol, c'est notre histoire. Le remettre en cause à Mayotte, c'est le remettre en cause partout en France", a estimé la députée écologiste de Paris.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Temps de lecture : 8 min
Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris, était l'invitée politique de franceinfo, lundi 12 février 2024. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"C'est une annonce, encore une fois, pour séduire l'électorat d'extrême droite", a dénoncé lundi 12 février sur franceinfo la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau, après que Gérald Darmanin a annoncé dimanche vouloir supprimer le droit du sol à Mayotte, toujours paralysée par des habitants en colère contre l'insécurité et l'immigration incontrôlée.

"La France, c'est le droit du sol, c'est notre histoire. Le remettre en cause à Mayotte, c'est le remettre en cause partout en France", a estimé Sandrine Rousseau, dénonçant par ailleurs le président du RN Jordan Bardella, qui "saute dessus comme un prédateur sur de la viande fraîche pour installer l'idée que ce droit n'est pas une évidence non plus à l'intérieur de l'Hexagone".

"En l'occurrence, ça ne résoudra rien dans la crise de Mayotte", a ajouté la députée écologiste. "Le droit du sol, ce sont les bébés qui naissent sur le sol français. C'est mineur par rapport au problème que connaît Mayotte aujourd'hui, qui est un réel problème et qui est une surcharge sur un territoire qui est petit avec des ressources naturelles limitées".

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