Pièces à conviction, France 3

VIDEO. Pièces à conviction. Areva : des pertes "de 15 à 20 milliards d'euros"... à la charge du contribuable ?

Pour l'ancien champion du nucléaire français, il n'est plus question que de survie. Ses pertes sont colossales. A combien se monte la facture ? L'Etat, son principal actionnaire, est-il responsable du naufrage d'Areva ? Extrait d'une enquête de "Pièces à conviction" à suivre le 17 février 2016.

Areva devait propulser le nucléaire français au zénith. Quinze ans après, il n'est plus question que de survie. Mercredi 17 février, "Pièces à conviction" diffuse une enquête sur le naufrage d'Areva. En voici un extrait.

Reprenons la facture : l'EPR en Finlande coûte déjà 6 milliards d'euros de plus que prévu. Uramin, c'est 3 milliards partis en fumée. Dans les comptes d'Areva, la note pourrait encore s'alourdir. Ce sont les contribuables français qui vont devoir payer l'addition. "L'affaire Areva va coûter entre 15 et 20 milliards d'euros", selon le député UDI Charles de Courson.

Des dispositifs de contrôle inopérants

C'était pourtant de la responsabilité de l'Etat de stopper l'hémorragie financière. Pour Charles de Courson, la question, c'est "comment les différentes sécurités (contrôles externes, cabinets ministériels, ministres...) ne sont-elles pas intervenues beaucoup plus tôt ?"

Pour le rapporteur de la commission des finances Hervé Mariton, la réponse est simple : l'Etat n'est pas taillé pour assurer cette mission. "Quand l'entreprise publique est très importante, par son rôle, sa définition stratégique, sa dimension financière, est-ce que l'Etat a véritablement la compétence pour assurer pleinement son rôle d'actionnaire ? La réponse est non."

Extrait de "Pièces à conviction. Le naufrage d'Areva, une affaire d'Etat", à voir le 17 février 2016.