Vidéo "J'ai honte d'être portugais" : à Lisbonne, la crise du logement frappe de nombreuses familles, qui se retrouvent parfois à la rue

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Durée de la vidéo : 3 min
VIDEO. "J'ai honte d'être portugais" : à Lisbonne, la crise du logement frappe de nombreuses familles, qui se retrouvent parfois à la rue -
VIDEO. "J'ai honte d'être portugais" : à Lisbonne, la crise du logement frappe de nombreuses familles, qui se retrouvent parfois à la rue VIDEO. "J'ai honte d'être portugais" : à Lisbonne, la crise du logement frappe de nombreuses familles, qui se retrouvent parfois à la rue - (NOUS, LES EUROPEENS / FRANCE 2)
Article rédigé par France 2
France Télévisions
Au Portugal, la crise du logement pousse nombre de familles vers la rue, malgré des emplois stables. En cause, notamment, des loyers devenus inaccessibles et des propriétaires qui enfreignent la loi en louant leurs biens sans bail d'habitation. Extrait du magazine "Nous, les Européens" du 13 avril 2023.

A Lisbonne, plus de 26 000 familles vivent dans des logements insalubres. S'ajoute à cela une hausse des loyers, qui rend la location inaccessible pour beaucoup : + 53% en moyenne en l'espace de cinq ans.

Paulo et sa famille se sont retrouvés sans domicile. Le propriétaire qui leur louait un logement a profité d'un accident domestique pour leur reprendre les clés et remettre cet appartement en location à un tarif plus élevé après avoir fait des travaux : "Notre cuisine a pris feu, à cause d'une machine. Il y avait plein de rats, dans l'appartement. Ils ont dû causer un court-circuit", raconte Joao, la compagne de Paulo.

"Ça fait trois mois qu'on vit dans des chambres d'hôtel"

"Ça fait trois mois qu'on vit dans des chambres d'hôtel, on a même passé une nuit dans une camionnette avec les enfants", témoigne la mère de famille. "On a même dû passer une nuit à la rue", se désole Paulo. Au Portugal, avoir un contrat de location est obligatoire, mais les propriétaires ne respectent pas la loi. Paulo et sa famille n'étaient pas protégés par un bail, comme beaucoup de familles vivant dans des logements précaires de la capitale portugaise.

Paulo travaille à temps plein à la mairie de quartier. Il gagne 760 euros par mois, ce qui ne suffit plus à couvrir un loyer à Lisbonne. "C'est inhumain. Cela fait dix ans que je suis à temps plein, et que je paye mes impôts pour justement avoir une maison, et ne pas me retrouver dans cette situation. Je travaille tous les jours, c'est injuste. J'ai honte d'être portugais." 

Extrait de "Le chambardement portugais", diffusé dans "Nous, les Européens", le 13 avril 2023.

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