Vidéo "On ne peut pas s'arrêter de vivre à cause de ce virus" : la directrice de "maisons partagées", une alternative aux Ehpad pour des personnes autonomes

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VIDEO. "On ne peut pas s'arrêter de vivre à cause de ce virus" : la directrice de "maisons partagées", une alternative aux Ehpad pour des personnes autonomes
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France Télévisions

Josette Ancilotto dirige des maisons de retraite accueillant des personnes âgées non dépendantes qui vivent en colocation. Dans l’une d’elles, la plupart des résidents ont été testés positifs, mais asymptomatiques, au Covid-19… Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 9 janvier 2020.

Dix résidents sur douze ont été testés positifs au coronavirus Covid-19 dans la "maison partagée" de Brens, une commune du Tarn. Ce  lieu d’accueil, qui se veut une alternative aux Ehpad, a été conçu pour des personnes trop âgées pour vivre seules mais encore assez autonomes pour habiter en colocation. "Il vont tous bien dans l’ensemble, on surveille… dit l’infirmière libérale Karen au magazine '13h15 le samedi' (replay). Il y en avait deux qui étaient bien fatigués mais qui ont bonne mine aujourd’hui. Il n’y a pas d’inquiétude et le moral est bon."

La directrice Josette Ancilotto, à l’origine du concept de "maisons partagées" gérées par l’association Ages sans frontières, s’occupe tous les jours, avec Patrice qui a une formation d’aide médico-psychologique, du moral des troupes : "Vous êtes asymptomatiques, donc, il ne faut pas s’affoler. Il y a une prudence qui s’impose, mais de là à déprimer, ce serait pire qu’un virus." Une résidente ne regrette pas d’avoir joué à la belote avec des personnes de l’extérieur : "Ce n’est peut-être pas eux qui nous l’ont amené. On ne peut pas savoir."

"Je me bats pour qu’elles gardent leur liberté"

N’aurait-il pas été préférable de s’enfermer un peu plus pour ne pas avoir le virus ? Simone, une autre colocataire, est catégorique : "Et vous croyez qu’on ne l’aurait pas eu quand même ? Il est partout." La directrice ajoute : "Comme la maladie d’amour, il circule partout. Il court, il court. On ne peut pas s’arrêter de vivre à cause de ce virus." Ses propos reçoivent l’assentiment des deux résidentes qui coulent des jours heureux dans cette "maison partagée".

"Cette liberté qu’elles revendiquent et qu’on leur accorde, en partageant le risque, nous, en qualité de professionnels, nous évaluons, nous mesurons, explique Josette Ancilotto. Mais il est certain qu’en offrant cette autonomie à la personne, on lui offre également le risque d’en mourir. Cela s’appelle mourir vivant. Je me bats pour qu’elles gardent leur liberté." La maison de Brens, construite sur un terrain communal offert par la mairie, s’est habituée à vivre avec le virus… et attend des jours meilleurs dans la bonne humeur.

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